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29/10/2010

Ces femmes à la conquête des conseils d'administration

Les portes de ces cénacles très masculins s'entrouvrent aux dirigeantes. Doit-on les forcer avec des quotas ? Confidences de femmes qui en ont déjà franchi le seuil.

Cet article a été publié dans Le Figaro du 14/10/10. Auteures : Christine Ducros, Marie-Amélie Lombard


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Ce matin-là, le téléphone sonne dans l'un des plus importants cabinets de chasseurs de tête parisiens. Au bout du fil: le patron d'une très grande entreprise française en quête d'une perle rare: une femme bardée de diplômes, ayant accompli une carrière internationale dans une ou plusieurs directions générales de grands groupes, parlant évidemment un anglais fluent et, dernier détail, connaissant l'Asie sur le bout des doigts. Autant dire un mouton à cinq pattes dans un paysage national où peu de femmes parviennent encore à percer le «plafond de verre». Aujourd'hui, elles ne sont que 10% à siéger dans les conseils d'administration (CA) et les conseils de surveillance des entreprises françaises du CAC 40.

Cette chasse à l'excellence en tailleur et talons aiguille surprend pourtant peu la professionnelle du recrutement qui vient de narrer l'anecdote, un brin amusée. «Ce type de demande est récent mais désormais assez systématique. Les chefs d'entreprise ont compris qu'ils n'avaient plus guère le choix. Alors ils s'exécutent.» Depuis que se profile la loi sur la représentation des femmes dans les comités exécutifs qui sera examinée le 27 octobre au Sénat, le «Trouvez-m'en une» semble être le nouveau tube du Landerneau économique. Encore faut-il s'entendre sur la façon d'exercer ce fameux pouvoir. Car à en croire Christine Lagarde, favorable à des «quotas temporaires», afin de laisser aux femmes le temps de s'imposer, c'est bien là que le bât blesse! «Les femmes, a-t-elle confié dimanche dernier sur la chaîne américaine ABC, injectent moins de libido et de testostérone. Elles ne mettent pas leur ego dans toutes les décisions qu'elles prennent.»

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