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17/02/2010

Solutions locales pour un désordre global

« Solutions locales pour un désordre global »
un film documentaire de Coline Serreau

 
 
SORTIE AU CINEMA LE 7 AVRIL 2010
 
 


Des films catastrophistes ont été tournés, des messages alarmistes lancés, ils ont eu leur utilité mais il faut désormais montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions de ceux qui inventent et expérimentent des alternatives.
Dépassant la simple dénonciation d’un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.
 
Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée.
Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont  le documentaire de Coline Serreau porte la voix.

Cette série d’entretiens d’une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons.
Oui, des solutions locales et des alternatives concrètes pour un meilleur partage des avoirs et des savoirs existent !

Coline_Serreau.jpgCinéaste à succès, Coline Serreau s’engage depuis toujours pour un monde plus juste et plus humain.
La réalisatrice a démarré sa carrière en 1976 par un documentaire féministe et ponctue depuis sa filmographie de productions militantes.  Loin d’un effet de mode, l’environnement,  l’écologie et la décroissance constituent les fondements de sa personnalité et de son discours.
En 1996, Coline Serreau nous invitait déjà à une réflexion écologique et sociale avec « La Belle Verte » pour dénoncer les méfaits d’une société de consommation délirante. La réalisatrice a entamé depuis une profonde réflexion sur la façon même d’exercer son travail. « Solutions locales pour un désordre global » film documentaire écologiste et engagé, est l’un des aboutissements artistiques et intellectuels de son parcours de cinéaste.

« Solutions locales pour un désordre global » est réalisé en partenariat avec l’association Colibris, mouvement pour la Terre et L’humanisme.
 
 
Retrouvez toutes les informations et les solutions locales à partir de mi-février sur
www.solutionslocales-lefilm.com

A noter : Séances avec la présence de Coline Serreau 13 et 14 avril à Biarritz et Bayonne

22/09/2009

Number One de Zakia Tahiri

-3.jpg"Number one" de Zakia Tahiri sort sur les écrans de cinéma le 23 septembre 2009.

Pour la 1ere fois en France, ce film 100% marocain aborde dans une comédie pétillante des sujets sensibles tels que l'égalité homme femme, la place de la femme dans la société, mais aussi dans le monde du travail, la réforme de la moudawana (code de la famille au Maroc réformé en 2004) ...

Number One dépeint un Maroc en mouvement, où les lois changent, les traditions s'effritent et les esprits s'éveillent.

Il a remporté un franc succès au Maroc lors de sa sortie en novembre dernier et a reçu le 1er prix du Jury Cinestival le 12 juin dernier à Marseille.

Number One défend des valeurs importantes non discriminatoires, sur le droit des femmes et sur la différence, c'est avant tout une histoire d'amour, une redécouverte de l'autre, une histoire au delà des frontières et des cultures.

A découvrir en salle dès le 23 septembre !

11/09/2009

Force des femmes, force du monde

Par Clare Beckton, Coordonnatrice, Condition féminine Canada - Forum du commerce international - No. 3-4/2008

En intégrant les femmes a la politique économique nationale, le Canada forge un modèle d'autonomisation des femmes et crée la force des marchés nationaux et mondiaux.

Les femmes occupent le devant de la scène comme jamais auparavant. Elles deviennent chefs de file, gestionnaires financières, stratèges commerciales, preneuses de risques et chefs d’entreprise.

Comprenant la force économique majeure des femmes et des dirigeantes d’entreprise, le Gouvernement et les milieux d’affaires canadiens s’engouffrent dans la brèche.

Les femmes et les micro-entreprises canadiennes

Le Canada est le chef de file de l’entrepreneuriat féminin. Une étude récente révèle que les Canadiennes comptent parmi les femmes ayant le plus l’esprit d’entreprise dans les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Au cours des deux dernières décennies, l’entrepreneuriat féminin a fait un bond en avant de plus de 200% au Canada.

Depuis 1997, les Canadiennes on démarré des petites et moyennes entreprises (PME) deux fois plus souvent en moyenne que les hommes. Industrie Canada rapporte qu’en 2004, elles détenaient une part de propriété dans 47% des PME canadiennes.

Selon une étude récente de la Banque royale du Canada, si les femmes disposaient des mêmes opportunités et avaient accès aux mêmes conditions du marché du travail que les hommes, les revenus personnels augmenteraient de US$ 168 milliards, 1,6 millions de femmes de plus auraient un emploi au Canada et le produit intérieur brut augmenterait de 21%. De tels chiffres devraient retenir l’attention des chefs de gouvernement, des économistes et des milieux d’affaires. Mais qu’en est-il?

Une autre étude récente (Gender Challenges for Women in the Canadian Advanced Technology Sector) révèle que les femmes sont nettement moins nombreuses que les hommes à accéder aux postes de haut niveau. L’étude, publiée par l’École de gestion Telfer de l’Université d’Ottawa et du Forum Femmes en technologie de l’Alliance canadienne des technologies avancées, a examiné le déséquilibre entre les genres en matière de création d’entreprises, de pratiques de gestion et de performance.

Conciliation travail-vie professionnelle

L’étude montre que la conciliation travail-vie professionnelle est un des principaux problèmes freinant la réussite des femmes dans le secteur de la technologie avancée, à la fois pour les employés et les entrepreneurs. En fait, 60% des dirigeantes d’entreprise interrogées ont cité la conciliation travail-vie parmi les trois principaux obstacles avec des compétences de leadership insuffisantes et une pénurie de femmes mentors.

Comparativement aux entreprises appartenant à des hommes, celles appartenant à des femmes tendent à être plus petites, plus jeunes, concentrées dans les services, et en général, moins rentables. 

Les exportatrices canadiennes génèrent près de 40% de leur chiffre d’affaires sur les marchés étrangers. Elles commercent avec les principaux partenaires commerciaux du Canada: les États-Unis, l’Asie et l’Europe. Les États-Unis dominent le marché; ils absorbent 74% des exportations canadiennes. Ils sont talonnés par l’Asie (60%) et l’Europe (58%). Alors que le nombre de femmes qui exportent est en hausse constante, plus de la moitié des exportatrices canadiennes (57%) indiquent qu’elles font face à des difficultés liées au genre, fondées notamment sur les différences culturelles et le manque de considération.

Créer les conditions propices à la réussite des femmes

Depuis sa création en 1976 en vue “de coordonner les politiques relatives à la situation de la femme et de gérer les programmes qui s’y rapportent”, Condition féminine Canada (CFC) a collaboré avec ses partenaires gouvernementaux, non gouvernementaux et du secteur privé afin d’influencer les politiques et les principales initiatives ayant largement bénéficié aux femmes et aux jeunes filles canadiennes.

Helena Guergis est la nouvelle Ministre d’État à la condition féminine. Très engagée dans la défense des intérêts des femmes et ancienne propriétaire d’une petite entreprise, Mme Guergis a été nommée Ministre responsable de cette organisation petite mais dynamique, qui sort d’une période de réformes et de restructurations majeures. Reconnaissant l’imposant fossé qui persiste entre hommes et femmes dans de nombreux secteurs de la vie canadienne, CFC s’est modernisée et a rationalisé ses opérations pour améliorer sa transparence, être plus réceptive aux besoins évolutifs des hommes et femmes du Canada et s’attaquer spécifiquement aux obstacles freinant la pleine participation des femmes à tous les aspects de la vie canadienne.

L’objectif stratégique de CFC est triple: favoriser la sécurité et la prospérité économiques des femmes; renforcer la sécurité économique et la sécurité personnelle des femmes; et augmenter la participation des femmes à la société dans des rôles décisionnels et de chefs de file.

CFC promeut l’appropriation du marché du travail par les femmes, leur engagement dans des carrières non traditionnelles et leur égal accès à l’emploi et aux avantages parentaux. Ceci sous-entend d’appuyer l’entrepreneuriat féminin de façon efficace et concrète aux plans national et mondial. Dans cette optique, CFC collabore avec ses partenaires pour aider les femmes à améliorer leurs connaissances économiques et financières, développer leurs compétences commerciales et en leadership, accéder à des conseils et réussir professionnellement et personnellement.

CFC améliore la sécurité économique et personnelle des femmes en influençant les politiques et les programmes gouvernementaux et en finançant les organisations commerciales et à but non lucratif pour qu’elles mènent des projets tenant compte des besoins des femmes et des jeunes filles, dans des secteurs liés notamment à la violence, la prospérité économique et le développement du leadership. CFC collabore notamment avec l’Association des femmes autochtones du Canada et son organisation jumelle très dynamique, Sœurs par l’esprit, qui lutte contre la violence faite aux femmes autochtones.

CFC encourage la participation des femmes à la société dans des rôles décisionnels et de chef de file en intensifiant les partenariats avec les gouvernements, le secteur privé et le public canadien en général, afin de s’assurer qu’elles sont pleinement représentées au sein des instances décisionnelles aux plans de l’entreprise et du gouvernement. Partisan actif de la formation des femmes au leadership, CFC promeut les opportunités pour les femmes et les jeunes filles d’acquérir des compétences utiles pour exercer une influence dans les allées du pouvoir et sur le marché mondial.

De nouveaux partenariats ont été conclus avec les ministères clés, notamment ceux tenant un rôle précis dans la vie quotidienne des Canadiennes. Selon toute attente, les liens les plus forts ont été noués avec les agences fédérales des affaires sociales et de l’économie. Un des partenariats les plus fructueux et mutuellement bénéfiques a été celui conclu avec Affaires étrangères et Commerce international Canada (AÉCIC). En janvier 2008, AÉCIC a parrainé une mission commerciale de femmes d’affaires canadiennes en Jamaïque et à la Barbade, dirigée par Mme Guergis, alors Secrétaire d’État aux affaires étrangères et au commerce international,

Partenaires pour la prospérité des femmes

Au Canada, un des défis posés aux PME concerne le tri entre les nombreux programmes et ressources en faveur des personnes ayant des besoins particuliers. Et pour les femmes chefs d’entreprise non traditionnelles, le défi est de taille.

Il y a dix ans, en réaction aux tendances mondiales du marketing, à l’évolution démographique, à l’intérêt croissant des femmes pour l’emploi indépendant flexible et à l’essor rapide de la technologie, le Gouvernement canadien a créé des programmes de promotion des exportations afin d’informer les femmes sur les opportunités du commerce mondial et leur ouvrir les marchés internationaux. Depuis lors, AÉCIC a organisé une série de missions commerciales réservées aux femmes dans plusieurs villes américaines (Washington, Los Angeles, Chicago), en Australie, au Royaume-Uni et, comme mentionné ci-avant, en Jamaïque et à la Barbade. Les participantes se sont familiarisées avec les marchés locaux et d’autres cultures d’entreprise, ont créé des réseaux commerciaux et développé leur savoir-faire en matière de commerce mondial.

Avant les missions en Jamaïque et à la Barbade en janvier 2008, Mme Guergis avait à son actif plusieurs réalisations politiques en tant que membre du Cabinet et plus tôt comme critique du parti d’opposition sur les questions mondiales et le commerce mondial. Après avoir servi comme Secrétaire parlementaire auprès du Ministère du commerce international de janvier 2006 à janvier 2007, elle a été promue Secrétaire d’État aux affaires étrangères et au commerce international (avec des responsabilités additionnelles en sport amateur). Un de ses dossiers prioritaires concernait les femmes et le commerce. En juin 2008, dans le cadre de l’action du Gouvernement canadien en vue de renforcer la sensibilisation à la diversification des fournisseurs, elle a mené une autre mission à Philadelphie et New York pour un groupe de femmes entrepreneurs du secteur alimentaire de l’est canadien.

Concernant l’instauration de conditions propices à la réussite des femmes, CFC et ses partenaires explorent actuellement les possibilités des femmes propriétaires d’entreprises d’être certifiées par WEConnect Canada (voir article, page 28), nouvelle entreprise dirigée par des femmes. (Une entreprise dirigée par des femmes est une entreprise étant au moins détenue, gérée et contrôlée à 51% par une ou plusieurs femmes). Le concept a été développé par Women’s Business Enterprise National Council aux États-Unis. La diversification des fournisseurs multiplie les opportunités commerciales des groupes sous-représentés dont les femmes, les minorités et les autochtones. Pour les femmes d’affaires canadiennes souhaitant élargir leur activité, la certification facilitera l’accès aux chaînes logistiques du Royaume-Uni et des États-Unis.

 

Les femmes et l’entrepreneuriat mondial – Le commerce en toute égalité

Il existe de nombreux exemples d’initiatives en vue d’élargir le nombre de femmes d’affaires, dirigeantes et chefs d’entreprise dans le monde développé et en développement. Ainsi, en mars 2008, Goldman Sachs a annoncé qu’il investira US$ 100 millions sur cinq ans dans le cadre d’une initiative mondiale appelée
“10 000 femmes”. Le projet entend nouer des partenariats entre les universités américaines et européennes, et les écoles de commerce des pays à l’économie chancelante (Afghanistan, Egypte, Inde, Kenya, Nigéria, Rwanda et Tanzanie) pour offrir à 10 000 femmes une formation de qualité en économie et gestion. Goldman Sachs développe actuellement des partenariats similaires aux États-Unis pour venir en aide aux femmes américaines défavorisées.

On ne peut passer sous silence des organisations comme l’Alliance internationale des femmes (AIF), qui compte plus de 50 000 membres à travers le monde et entend “unir, soutenir et promouvoir les femmes professionnelles et leurs réseaux en vue de collaborer, de partager les ressources et d’exploiter les idées” pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes. La lauréate 2008 du World of Difference Lifetime Achievement Award de l’AIF est Haifa Al Kaylani, fondatrice de l’Arab International Women’s Forum. “Ce prix récompense les réalisations exceptionnelles d’une femme forte et témoigne de la capacité de chaque individu de faire toute la différence au monde pour l’amélioration des femmes,” a déclaré Mme Al Kaylani. (voir l’article de la page 41).

L’avenir des femmes chefs d’entreprise

En créant les conditions propices à la réussite des femmes aux plans national et international, CFC et ses partenaires contribuent à garantir une prospérité durable à la nation tout entière. Plus nous créons d’opportunités et aidons les femmes à démarrer leur entreprise, à maintenir sa viabilité et à se hisser sur les marchés mondiaux, plus nous consolidons notre économie. En ces temps incertains – de crise économique mondiale – les femmes d'affaires canadiennes toujours plus motivées et qualifiées se tiennent prêtes à user de leur influence – de manière positive et marquée.

La volonté est là. Notre travail est désormais de positionner les femmes sur le devant de la scène commerciale mondiale.

 


EXPERTISE DE CONDITION FÉMININE CANADA

Clare Beckton est avocate, écrivain, universitaire et fonctionnaire de carrière. Depuis qu’elle a rejoint la Section des droits de la personne du Ministère de la Justice en 1984, l’ascension de Mme Beckton au sein du Gouvernement du Canada a été rapide. En 2005, en tant que titulaire d’une bourse d’études Fullbright, elle a obtenu une maîtrise en administration publique (MAP) axée sur le leadership de la Kennedy School of Government de l’Université Harvard. Elle a été nommée au Women’s Leadership Board de la Kennedy School of Government. En 2008, elle a reçu le prix Femme de l’année de la Federated Press en reconnaissance "des réalisations exceptionnelles et du remarquable leadership d’une femme canadienne" et elle a été mise en nomination par le Réseau des femmes exécutives pour un prix Top 100 des Canadiennes les plus influentes. 

En tant que coordonnatrice/administratrice générale de Condition féminine Canada, Mme Beckton met ses compétences et son expérience à disposition de nombreux forums nationaux et internationaux, tels que Women Leaders Network, organisme privé qui conseille les dirigeants de la Coopération économique de la zone Asie-Pacifique sur les questions d’égalité hommes-femmes et garantit la prise en compte des femmes lors du développement des politiques et approches économiques et commerciales régionales.

L’équipe d’experts de CFC inclut également Dawn Nicholson-O’Brien, coordonnatrice adjointe, dotée d’un esprit novateur et d’une expérience de plusieurs années dans le secteur du développement de partenariats public-privé; Judith Gelbman, conseillère principale en matière de politiques, diplômée en économie de la London School of Economics, avec une formation en commerce international et une expérience gouvernementale récente dans le secteur des relations énergétiques internationales et du commerce mondial; et Jill Thomson, conseillère spéciale récemment recrutée, spécialiste en propositions de projets dans les secteurs de la diversification des fournisseurs, du maintien et de l’avancement des femmes dans les entreprises de haute technologie, et de la participation démocratique des femmes.

 

09/08/2009

"Le combat pour le droit des femmes est universel"



«Nous devons sensibiliser le Soudan pour qu'il signe la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes», estime Nadine Morano.


INTERVIEW - La secrétaire d'État à la Famille a eu vendredi un entretien téléphonique avec Loubna al-Hussein, la journaliste soudanaise qui risque 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon.

LE FIGARO. - Pourquoi avez-vous pris contact avec Loubna al-Hussein ?
Nadine MORANO. - Le droit des femmes fait partie de mes compétences et à ce titre j'avais pris connaissance de sa situation. Lorsque les femmes se lèvent avec courage comme Loubna et disent non aux violences et à l'injustice, quand elles réclament l'égalité, il faut être à leurs côtés. Son combat juste et légitime dépasse les frontières. C'est tout le sens du soutien de la France, que le président de la République lui a clairement exprimé. Le combat de Loubna n'est pas seulement le sien. Elle se bat pour des milliers de Soudanaises, et elle se bat aussi pour le respect de l'article 1 de la Constitution intérimaire de 2005, qui affirme la dignité, l'égalité, la justice, le respect des droits de l'homme et des libertés. Loubna Ahmed al-Hussein veut aussi démontrer que l'article 152 du Code pénal soudanais, qui punit de la flagellation une femme pour le port de pantalon sous prétexte d'atteinte à la décence publique, n'est pas conforme à la Constitution. Voilà pourquoi la France sera toujours à ses côtés.

Le Soudan n'est pas le seul pays où le droit des femmes n'est pas respecté…
Nadine MORANO. Le combat pour les droits des femmes est quotidien et universel. Et on ne peut que se réjouir de l'implication personnelle du président de la République sur ce sujet. On gagne en efficacité lorsque les hommes sont à nos côtés ! Quand on a mené ces combats-là. Loubna al-Hussein me fait penser à Louise Michel, à Olympe de Gouges, à Pauline Kergomard, la première femme membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique. Savez-vous que le Code Napoléon interdisait, lui aussi, le port du pantalon aux femmes ? Cet article n'a été supprimé qu'en 1909. Et encore, le nouveau texte autorisait le pantalon à condition que l'on tienne à la main une bicyclette ou un cheval… En France, à l'époque, «les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les malades mentaux» n'avaient aucun droit juridique. Et, plus près de nous, j'avais 2 ans, en 1965, quand les Françaises ont eu le droit d'ouvrir un compte en banque à leur nom. Mais des combats, il y en a d'autres à mener. En France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon. Je souhaite que l'on enseigne dès l'école aux petits garçons que l'on n'a pas le droit de porter la main sur une femme, mais aussi que l'on expérimente le procédé du port du bracelet électronique pour les conjoints violents comme en Espagne. C'est un débat que je souhaite porter au niveau du gouvernement.

Les pressions exercées par l'Occident ne risquent-elles pas de se révéler contre-productives ?
Nadine MORANO. Au contraire, la pression internationale peut amener à réfléchir, voire à infléchir une situation, on l'a déjà vu. Loubna a besoin d'une mobilisation internationale, a besoin des médias, qu'elle souhaite d'ailleurs remercier pour leur aide. Tout en respectant sa souveraineté, il est toujours intéressant d'amener un pays à s'interroger sur l'application de sa propre Constitution, sur la ratification des conventions internationales qu'il a signées et leur mise en application. Nous devons sensibiliser le Soudan pour qu'il signe et ratifie la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

L'avez-vous invitée à Paris ?
Nadine MORANO. Elle envisage de se rendre à Paris, mais pas dans l'immédiat. Je lui ai dit que je l'accueillerai avec un grand plaisir avec une délégation de femmes de tous horizons, au-delà des clivages politiques. Notre engagement à toutes dépasse ces horizons !» Le pantalon de Loubna divise le Soudan

Propos recueillis par Pierre Prier

Source Le Figaro

05/08/2009

Femmes3000 Japon

 

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En consultant le site internet Femmes 3000, vous avez probablement constaté qu’une version japonaise de notre site est en ligne : cliquer ici

Elle a été développée par Philippe Berthet, partenaire de Femmes 3000, un français qui depuis 40 ans fait de la promotion d’activités françaises au Japon. Philippe Berthet connaît bien Pierre NOEL, notre contact au Sénat.

Ce site Femmes 3000 Japon répond à un triple objectif :

 

1. Faire connaître au Japon, de manière globale,  la Fédération Femmes 3000, son rôle en France et ses principales activités.
Des informations de bases sont déjà sur le site et elles seront complétées par l'édition régulière d'articles sur les membres de la fédération qui s'intéressent au Japon.
Pour y participer, veuillez envoyer vos informations directement à Philippe Berthet.

 

2. Permettre aux femmes Japonaises de participer aux activités de l'association, soit directement, soit en se regroupant au sein d'une Association "Femmes 3000 Japon" dont nous étudions la création.

 

3. Permettre aux membres français de la Fédération de développer leurs activités professionnelles au Japon. Philippe BERTHET vous propose ainsi 3 options :

· Option A -  vous réaliser un mini-site internet en langue japonaise sur votre société et sur les produits que vous souhaitez vendre au Japon. Ce site sera réalisé en collaboration avec vous.
Forfait de 250  EUR HT

· Option B - faire votre promotion via les réseaux dont il dispose. Prix : consulter Philippe BERTHET

· Option C - mettre en vente vos produits via un site de vente géré par un de ses partenaires japonais. Prix : consulter Philippe BERTHET

 

La promotion au Japon de la fédération Femmes 3000 (points 1 et 2) est bien entendu faite de manière bénévole par Philippe BERTHET.

29/07/2009

Les femmes cadres n'ont pas le moral

cadres_hommes_femmes__9760b.jpgLes réseaux de femmes cadres ont confiance dans le futur du Business ?

L’institut a publié un sondage intéressant sur le niveau de confiance des femmes cadres en l’avenir de leur carrière professionnelle.

L’évolution de leur vie professionnelle,en tant que cadre femme,est jugée…sans grandes perspectives.

Selon l’étude,les désespérées et les résignées représentent plus de 55 % des cadres femmes sondées!

27/07/2009

Parité économique : pour Nadine Morano, les quotas sont un "mal nécessaire"

h_9_ill_1219285_ec63_morano.jpgDans un rapport remis le 8 juillet au ministre des relations sociales, Xavier Darcos, Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, propose que la loi impose, d'ici à six ans, un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Ce document est le rapport préparatoire de la concertation sur l'égalité professionnelle qui interviendra à l'automne. Pour Nadine Morano, la secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité, "il faudra bien passer" par les quotas.

Etes-vous favorable à l'instauration d'un quota de femmes dans les conseils d'administration ?

Par nature, les quotas m'ont toujours choquée, mais ils constituent un mal nécessaire. Il ne faut évidemment pas préjuger des consultations qui seront engagées à l'automne par Xavier Darcos, mais je pense sincèrement qu'il faudra en passer par là. Aujourd'hui, il y a moins de 10 % de femmes dans les conseils d'administrations des entreprises du CAC 40. Il faut donc être plus volontariste ! Il est toujours difficile, on l'a vu lors de l'instauration de la parité politique, de dire à un sortant qu'il doit quitter une instance parce qu'on a décidé d'y imposer une femme, mais les choses doivent bouger.

Ce système s'inspire de la parité politique inscrite dans la Constitution en 1999. Quel bilan en tirez-vous ?

En France, nous sommes encore loin de la parité : l'Assemblée nationale ne compte que 18,5 % de femmes, le Sénat 21,8 % ! Mais la loi sur la parité a permis de transformer les collectivités locales comme les conseils régionaux ou les communes de plus de 3 500 habitants, grâce à une alternance obligatoire homme-femme dans les scrutins de listes. Conseillère régionale de Lorraine depuis 2004, j'apprécie le fonctionnement de cette assemblée qui est à l'image de la population : l'atmosphère y est plus apaisée et l'ambiance studieuse et cordiale.

Que répondez-vous à ceux qui disent qu'ils ont du mal à trouver des femmes ?

Qui peut dire que le vivier n'existe pas ? Les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons et réussissent mieux leurs études supérieures qu'eux... A la fin des années 1990, lorsque l'on a imposé la parité politique, on disait aussi que les partis auraient du mal à trouver des femmes, et ils en ont trouvé ! Les femmes s'intéressent à la politique, tout comme à leur carrière professionnelle, mais aller à l'Assemblée nationale trois jours par semaine, assister à des séances de nuit et avoir des enfants, c'est très compliqué. Il faut la compréhension de son conjoint et le partage des responsabilités des enfants.

Nous devons donc donner aux femmes les moyens de concilier vie familiale et vie professionnelle, voire vie politique : c'est la condition même d'une égalité concrète hommes femmes.

Comment expliquer qu'en l'absence de contrainte, la féminisation des instances de décisions soit si lente ?

Le principe des quotas, qu'il concerne les conseils d'administration ou les assemblées politiques, ne saurait suffire : c'est la place de la femme dans la société qu'il convient de faire évoluer, que ce soit à l'intérieur du couple et de la famille, bien sûr, mais aussi dans la vie professionnelle ou sociale. Des dispositifs existent qui permettent de transformer les mentalités : 46 entreprises comprenant 800 000 salariés se sont engagées à travers un label Egalité, et la Charte de la parentalité a été signée par 120 entreprises qui s'engagent à une meilleure conciliation vie familiale vie professionnelle, pour près d'un million de salariés.

Le gouvernement s'est engagé dans un grand plan de développement des modes de garde très diversifiés pour encourager notre natalité. C'est près de 1,3 milliard d'euros qui y sera consacré. Car si la France est championne d'Europe de la natalité, il faut pour cela deux conditions : un taux élevé d'activité des femmes - il dépasse 82 % chez les 25-49 ans - et des modes de garde développés. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, le taux de natalité est faible, comme c'est le cas en Allemagne ou en Italie, où les femmes sont obligées de choisir entre travail et maternité.

Nicolas Sarkozy a annoncé en février une réforme du congé parental. Où en est-on ?

Le Haut Conseil à la famille est saisi, il devra faire des propositions au gouvernement. L'enjeu est important : sur les 580 000 parents qui prennent un congé parental, seulement 1 % sont des hommes et près d'un parent sur deux déclare avoir pris un congé parental faute d'avoir trouvé un mode de garde adapté. Je souhaite que les parents disposent d'une véritable liberté de choix et qu'il y ait également un vrai partage des rôles. Il faut aider les femmes en congé parental à revenir plus facilement à l'emploi : on constate que ce congé se révèle trop souvent une trappe à chômage ou un frein à la carrière des femmes, ce qui est injuste.

Dans les pays scandinaves, une partie du congé est perdue si le père ne le prend pas : c'est une piste qui mérite d'être étudiée. Il faut que l'éducation des enfants et les tâches ménagères soient mieux partagées entre les hommes et les femmes. L'égalité doit commencer dès l'enfance par l'éducation : c'est aux mères à préparer les hommes de demain.

Propos recueillis par Anne Chemin

Article paru dans l'édition du 17.07.09.dans le journal Le Monde

25/07/2009

L'idée d'un quota de femme à la tête des entreprises progresse

05508698-153002_L.jpgFaut-il imposer des quotas de femmes dans les conseils d'administration des entreprises ? C'est ce que propose Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, dans un rapport sur l'égalité professionnelle qu'elle devait remettre, mercredi 8 juillet, au ministre du travail, Xavier Darcos. "Faire entrer les femmes dans les instances de décision se justifie simplement parce qu'elles sont présentes, bien formées, prêtes à s'investir et que les compétences n'ont pas de sexe", souligne-t-elle.

En mars, le gouvernement lui avait demandé de préparer la concertation sur l'égalité professionnelle que Nicolas Sarkozy a promise pour l'automne. Pour briser le "plafond de verre" qui empêche les femmes d'accéder aux responsabilités, elle propose d'imposer 40% de femmes dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Il faut, écrit-elle, "casser une logique de recrutement quasi exclusivement masculine, qui ne varie pas au cours du temps".

Actuellement, les femmes sont sous-représentées dans les instances dirigeantes des entreprises: en 2009, les conseils d'administration du CAC 40 comptaient seulement 10,5% de femmes. Lorsque l'on prend en compte les 500 premières sociétés françaises, la part des femmes tombe à 8%: 60% de ces entreprises sont dirigées par un conseil d'administration exclusivement masculin. Il y a actuellement une "invisibilité des femmes dans les instances de décision", conclut le rapport.

Brigitte Grésy propose donc de s'inspirer du modèle norvégien. Dénonçant l'existence d'un "club d'hommes" à la tête des entreprises norvégiennes, le gouvernement a imposé des quotas dans les conseils d'administration: les entreprises publiques (en 2004) et les sociétés cotées (en 2006) ont été priées d'accueillir 40% de femmes dans leurs instances dirigeantes. Les résultats ont été atteints sans difficultés: les pouvoirs publics n'ont même pas eu besoin d'utiliser la dissolution, la lourde sanction prévue par la loi.

Pour Brigitte Grésy, il est temps d'appliquer ce système à la France. "Les entretiens menés par la mission ont permis de constater une évolution sensible de l'opinion des responsables, y compris dans les milieux patronaux, souligne-t-elle. Le conseil d'administration de l'Institut français des administrateurs a ainsi voté en mars 2009 une résolution favorable à l'instauration d'actions positives par le législateur." Les quotas seraient d'autant plus opportuns, selon elle, que la féminisation des instances dirigeantes stagne depuis plusieurs années.

D'ici à six ans, Brigitte Grésy propose donc d'imposer 40% de femmes dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises publiques et des sociétés dont les titres financiers sont admis aux négociations sur un marché réglementé. Seules les sociétés comptant plus de 1000 salariés seraient concernées, ce qui représenterait environ 700 entreprises. Pour qu'elles commencent dès aujourd'hui à recruter des femmes, une première échéance, à deux ans, leur imposerait 20% de femmes. En cas de non-respect de ces obligations, les nominations faites au mépris de la mixité seraient annulées.

Cette proposition s'inspire du modèle de la parité politique inscrit dans la Constitution en 1999: depuis lors, la loi oblige les partis, lors de certains scrutins, à prévoir une alternance hommes-femmes sur les listes de candidats. Pendant une petite décennie, cette contrainte a été réservée au seul monde politique mais la réforme constitutionnelle de l'été 2008 a autorisé le législateur à l'imposer à la sphère économique: "La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales", note désormais la Constitution.
La proposition de Brigitte Grésy sera sûrement soutenue par la rapporteure de l'Observatoire de la parité: en mars, la députée (UMP) Marie-Jo Zimmermann, qui est à l'origine de la réforme constitutionnelle sur la parité économique et sociale, avait déposé une proposition de loi allant dans le même sens. Le Medef, en revanche, sera sans doute partagé, même si sa présidente, Laurence Parisot, s'est déjà déclarée favorable à l'instauration de quotas.

Pour Tita Zeitoun, commissaire aux comptes et présidente d'Action de femmes, une association fondée en 1997 afin de féminiser les conseils d'administration, la proposition de Brigitte Grésy est une bonne nouvelle. "L'objectif de 40% peut servir de marchepied à beaucoup de femmes, estime-t-elle. Il y a un vivier de dirigeantes qui ont les compétences nécessaires, mais les hommes étaient là avant elles et ils ne veulent pas céder leur place. Il est pourtant dommage de se priver de 50% des talents humains!".

Anne Chemin
Source Le Monde

23/07/2009

La minijupe fête ses 45 ans dans la sérénité

minijupe.jpgLa minijupe fête ses 45 ans. Si elle fit scandale à ses débuts, elle a su s’imposer et survivre aux aléas du temps et de la mode.

Décriée, huée, parfois illégale, provocatrice, étendard du féminisme et objet de fantasme masculin, la minijupe fêtera bientôt son 45e anniversaire. Elle continue d’habiller les femmes et de révéler leurs jambes.

On doit sa naissance à la jeune couturière anglaise Mary Quant. Elle porta la première « mini skirt » au début des années 60, ainsi baptisée en référence à sa voiture préférée. Si Suzanne Lenglen, joueuse de tennis, affichait déjà une jupe au-dessus du genou pendant les Jeux olympiques d’été de 1920 et si les années 1950 ont vu la jupe se raccourcir, la règle de 10 cm sous les fesses reste une révolution. Inaugurée par l’entourage de Mary Quant, la minijupe séduit peu à peu des célébrités, à l’instar du mannequin Twiggy. L’Hexagone la découvre dans la collection printemps-été 1965 du célèbre couturier André Courrèges qui avait lancé sa propre maison quatre ans plus tôt. Elle est aussitôt adoptée par les stars de l’époque : Françoise Hardy, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, vite imitées par une grande partie des jeunes Françaises. En 1966, 200.000 minijupes ont déjà été vendues en France.

La grande controverse

Malheureusement, quand les genoux prennent l’air, cela suscite quelques colères. Les parents y voient provocation et indécence. Les adolescentes y trouvent une forme de liberté et d’affirmation de leur féminité. Divers scandales opposent pro et anti-mini. Noëlle Noblecourt, présentatrice de l’émission Télé Dimanche sur l’ORTF, en fait les frais dès 1964. Elle est licenciée pour avoir découvert ses genoux sur le petit écran. En 1967, à la suite de 18 arrestations pour agression, le préfet de police de Paris s’adresse aux jeunes femmes : « Ne tentez pas le diable par votre tenue vestimentaire. » Cinq ans plus tard, sœur Fiorella, chargée de refouler les minijupes à l’entrée de la basilique Saint-Pierre de Rome fait une dépression nerveuse. Elle reconduisait chaque jour plus de  2.000 touristes.

La minijupe s’inscrit dans le mouvement féministe entamé dès la fin des années 60. Reléguée au second plan par les jupes hippies des seventies, elle fait un grand retour, portée par des personnalités en vue dans les années 80 : le top-modèle Cindy Crawford ou la chanteuse Stéphanie de Monaco. Aujourd’hui elle a sa place dans toutes les garde-robes mais a perdu sa dimension symbolique et revendicatrice.

 


“C’est la fonction qui fait le vêtement”

Coqueline Courrèges, directrice de la maison de couture Courrèges, épouse de son fondateur André Courrèges, revient pour France-Soir sur les origines de la minijupe.

« Qu’est-ce qu’un futur grand couturier ? En 1952 c’est un homme marié dont la femme porte talons hauts, jupe longue et serrée, une constante représentation qui ne peut pas faire grand-chose de son corps. Dans les années 1960 la femme a changé, elle est une mère de famille qui travaille, conduit une voiture et voyage en avion. La véritable révolution vient de l’ensemble pantalon qui apparaît en 1962, épouse pour la première fois la morphologie des jambes et ne gêne pas la pliure du genou. En un sens c’est de la tunique-pantalon que vient la minijupe. Et elle-même est née de la disparition des corsets et des soutiens-gorge. Le raccourcissement vient donc par les épaules… Car à la tunique succèdent les robes trapèze, à bretelles ou manches courtes. L’arrivée des collants permet de libérer encore les jambes et de passer au-dessus du genou sans peur de laisser voir porte-jarretelles ou petite culotte.

C’est parce que Courrèges a compris que l’esthétique ne peut être distinguée de la dimension pratique du vêtement qu’il a créé des ensembles pantalon et des minijupes. Et c’est précisément de là que vient son succès. La plupart des autres couturiers ne raisonnaient pas alors en termes de fonctionnalité. Il faut remettre la couture dans un contexte plus général pour en comprendre les évolutions. Chaque vêtement est lié à une fonction, une culture, un pays, un âge ; une femme vivante en somme. »

Source FranceSoir

©Mathilde Froment et Lucie Oriol, le jeudi 23 juillet 2009 à 04:00

20/07/2009

Trois femmes 3000

les 3 palmes 2009_07 email gd.jpg

Le Docteur Claire NOBLIA, adhérente Femmes 3000 AQUITAINE, Suzy GOSSOT, co-présidente de la délégation Côte Basque de Femmes 3000 AQUITAINE, et Maryline KATAKAWA, membre du conseil d'administration de la Fédération Femmes 3000 et animatrice de la Commission nationale Culture, vont recevoir les PALMES D’ARGENT du BENEVOLAT Promotion Juillet 2009.

Le jury d'attribution de ces palmes était composé notamment de Monique BERLIOUX, Commandeur de la Légion d’Honneur et Grand Officier de l’Ordre National du Mérite, du Médiateur de la République et du Président de l’Association des Maires de France.

Les Palmes du Bénévolat sont reconnues par les Pouvoirs Publics et sont placées sous le Haut patronage du Médiateur de la République.

Elles sont remises par la Fondation du Bénévolat reconnue d'utilité publique, dont les Membres de Droit sont : le Ministère de l'Intérieur, le Ministère de la Culture, le Ministère de la jeunesse et des sports, le Ministère de la Justice et le Président des Maires de France.

Toutes nos félicitations à nos 3 Femmes 3000 !