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22/06/2010

Mise en ligne : Juin 2010 Les réseaux féminins, un atout précieux pour les femmes dirigeantes

reseaux_femmes.gifHommes et femmes ne sont pas égaux devant la création d’entreprise. Bien souvent ces dernières manquent de crédit, au propre comme au figuré. Des réseaux d’entraide se sont créés pour leur permettre d’aborder ensemble et plus librement leurs problèmes spécifiques.







Pourquoi rejoindre un réseau de femmes ?

Manque de reconnaissance de leur capacité de management, accès plus limité au financement, difficultés pour concilier vie de famille et projet professionnel… Pour atteindre leurs objectifs, les créatrices d’entreprises doivent déployer plus d’énergie que leurs homologues masculins. Au sein de leurs réseaux, elles trouvent un soutien adapté.

Un lieu de partage privilégié

Dans un réseau constitué uniquement de femmes certains problèmes particuliers peuvent être abordés librement et en toute franchise. Un exemple : quelle attitude adopter pour réussir à bien manager des hommes ? Pour Marie-Christine Oghly, Présidente de Femmes chefs d’entreprise France (TCEF), « ensemble, elles se sentent plus à l’aise et peuvent parler de tout. » Et bien souvent des contacts conviviaux naissent des partenariats ou échanges de business.

Une formation dédiée aux dirigeantes

Soit qu’elles aient été limitées dans leur évolution ou qu’elles aient dû interrompre leur carrière pour élever leurs enfants, les femmes qui se lancent dans la création d’entreprise peuvent paraître moins expérimentées que les hommes et de ce fait jugées moins crédibles par d’éventuels partenaires ou financiers. Les réseaux tels que les Femmes chefs d’entreprises (FCE) ou Professional Women’s Network (PWN) accompagnent leurs membres à travers des formations appropriées qui les aident à s’affirmer en tant que dirigeantes : comment choisir ses collaborateurs et les manager, comment convaincre un banquier, comment prendre la parole en public… Dans certains réseaux, elles ont enfin la possibilité de se faire accompagner dans leur parcours par une marraine, entrepreneuse aguerrie qui leur fera profiter de son expérience et de ses bonnes pratiques.

Un accompagnement personnalisé à la création d’entreprise

Une créatrice accompagnée augmente ses chances de succès de 50 %. Il existe aujourd’hui de nombreux réseaux spécialisés dans le suivi des porteuses de projets. Aide à la rédaction du business plan, conseils d’experts de la création d’entreprise… les soutiens proposés varient d’un réseau à l’autre. Mais dans tous les cas, il s’agit d’aider la créatrice à formaliser un projet en rapport avec ses aspirations et adapté à un meilleur équilibre entre vie de famille et réalisation professionnelle.

 

Des soutiens financiers dédiés aux femmes entrepreneurs

En moyenne :
• Les femmes disposent à titre personnel de moins d’actifs financiers que les hommes,
• Elles rencontrent plus de difficultés que les hommes à accéder au prêt bancaire*.

De nombreux réseaux proposent aujourd'hui une aide à la recherche de financements. Ainsi le Fonds de Garantie à l’initiative des femmes (FGIF) octroie un prêt bancaire aux femmes entrepreneurs (5 000 € minimum, pas de montant maximal).

 

Cliquez ici pour lire la suite dans le magazine "Place des réseaux" !

22/09/2009

Number One de Zakia Tahiri

-3.jpg"Number one" de Zakia Tahiri sort sur les écrans de cinéma le 23 septembre 2009.

Pour la 1ere fois en France, ce film 100% marocain aborde dans une comédie pétillante des sujets sensibles tels que l'égalité homme femme, la place de la femme dans la société, mais aussi dans le monde du travail, la réforme de la moudawana (code de la famille au Maroc réformé en 2004) ...

Number One dépeint un Maroc en mouvement, où les lois changent, les traditions s'effritent et les esprits s'éveillent.

Il a remporté un franc succès au Maroc lors de sa sortie en novembre dernier et a reçu le 1er prix du Jury Cinestival le 12 juin dernier à Marseille.

Number One défend des valeurs importantes non discriminatoires, sur le droit des femmes et sur la différence, c'est avant tout une histoire d'amour, une redécouverte de l'autre, une histoire au delà des frontières et des cultures.

A découvrir en salle dès le 23 septembre !

09/08/2009

"Le combat pour le droit des femmes est universel"



«Nous devons sensibiliser le Soudan pour qu'il signe la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes», estime Nadine Morano.


INTERVIEW - La secrétaire d'État à la Famille a eu vendredi un entretien téléphonique avec Loubna al-Hussein, la journaliste soudanaise qui risque 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon.

LE FIGARO. - Pourquoi avez-vous pris contact avec Loubna al-Hussein ?
Nadine MORANO. - Le droit des femmes fait partie de mes compétences et à ce titre j'avais pris connaissance de sa situation. Lorsque les femmes se lèvent avec courage comme Loubna et disent non aux violences et à l'injustice, quand elles réclament l'égalité, il faut être à leurs côtés. Son combat juste et légitime dépasse les frontières. C'est tout le sens du soutien de la France, que le président de la République lui a clairement exprimé. Le combat de Loubna n'est pas seulement le sien. Elle se bat pour des milliers de Soudanaises, et elle se bat aussi pour le respect de l'article 1 de la Constitution intérimaire de 2005, qui affirme la dignité, l'égalité, la justice, le respect des droits de l'homme et des libertés. Loubna Ahmed al-Hussein veut aussi démontrer que l'article 152 du Code pénal soudanais, qui punit de la flagellation une femme pour le port de pantalon sous prétexte d'atteinte à la décence publique, n'est pas conforme à la Constitution. Voilà pourquoi la France sera toujours à ses côtés.

Le Soudan n'est pas le seul pays où le droit des femmes n'est pas respecté…
Nadine MORANO. Le combat pour les droits des femmes est quotidien et universel. Et on ne peut que se réjouir de l'implication personnelle du président de la République sur ce sujet. On gagne en efficacité lorsque les hommes sont à nos côtés ! Quand on a mené ces combats-là. Loubna al-Hussein me fait penser à Louise Michel, à Olympe de Gouges, à Pauline Kergomard, la première femme membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique. Savez-vous que le Code Napoléon interdisait, lui aussi, le port du pantalon aux femmes ? Cet article n'a été supprimé qu'en 1909. Et encore, le nouveau texte autorisait le pantalon à condition que l'on tienne à la main une bicyclette ou un cheval… En France, à l'époque, «les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les malades mentaux» n'avaient aucun droit juridique. Et, plus près de nous, j'avais 2 ans, en 1965, quand les Françaises ont eu le droit d'ouvrir un compte en banque à leur nom. Mais des combats, il y en a d'autres à mener. En France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon. Je souhaite que l'on enseigne dès l'école aux petits garçons que l'on n'a pas le droit de porter la main sur une femme, mais aussi que l'on expérimente le procédé du port du bracelet électronique pour les conjoints violents comme en Espagne. C'est un débat que je souhaite porter au niveau du gouvernement.

Les pressions exercées par l'Occident ne risquent-elles pas de se révéler contre-productives ?
Nadine MORANO. Au contraire, la pression internationale peut amener à réfléchir, voire à infléchir une situation, on l'a déjà vu. Loubna a besoin d'une mobilisation internationale, a besoin des médias, qu'elle souhaite d'ailleurs remercier pour leur aide. Tout en respectant sa souveraineté, il est toujours intéressant d'amener un pays à s'interroger sur l'application de sa propre Constitution, sur la ratification des conventions internationales qu'il a signées et leur mise en application. Nous devons sensibiliser le Soudan pour qu'il signe et ratifie la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

L'avez-vous invitée à Paris ?
Nadine MORANO. Elle envisage de se rendre à Paris, mais pas dans l'immédiat. Je lui ai dit que je l'accueillerai avec un grand plaisir avec une délégation de femmes de tous horizons, au-delà des clivages politiques. Notre engagement à toutes dépasse ces horizons !» Le pantalon de Loubna divise le Soudan

Propos recueillis par Pierre Prier

Source Le Figaro

05/08/2009

Femmes3000 Japon

 

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En consultant le site internet Femmes 3000, vous avez probablement constaté qu’une version japonaise de notre site est en ligne : cliquer ici

Elle a été développée par Philippe Berthet, partenaire de Femmes 3000, un français qui depuis 40 ans fait de la promotion d’activités françaises au Japon. Philippe Berthet connaît bien Pierre NOEL, notre contact au Sénat.

Ce site Femmes 3000 Japon répond à un triple objectif :

 

1. Faire connaître au Japon, de manière globale,  la Fédération Femmes 3000, son rôle en France et ses principales activités.
Des informations de bases sont déjà sur le site et elles seront complétées par l'édition régulière d'articles sur les membres de la fédération qui s'intéressent au Japon.
Pour y participer, veuillez envoyer vos informations directement à Philippe Berthet.

 

2. Permettre aux femmes Japonaises de participer aux activités de l'association, soit directement, soit en se regroupant au sein d'une Association "Femmes 3000 Japon" dont nous étudions la création.

 

3. Permettre aux membres français de la Fédération de développer leurs activités professionnelles au Japon. Philippe BERTHET vous propose ainsi 3 options :

· Option A -  vous réaliser un mini-site internet en langue japonaise sur votre société et sur les produits que vous souhaitez vendre au Japon. Ce site sera réalisé en collaboration avec vous.
Forfait de 250  EUR HT

· Option B - faire votre promotion via les réseaux dont il dispose. Prix : consulter Philippe BERTHET

· Option C - mettre en vente vos produits via un site de vente géré par un de ses partenaires japonais. Prix : consulter Philippe BERTHET

 

La promotion au Japon de la fédération Femmes 3000 (points 1 et 2) est bien entendu faite de manière bénévole par Philippe BERTHET.

29/07/2009

Les femmes cadres n'ont pas le moral

cadres_hommes_femmes__9760b.jpgLes réseaux de femmes cadres ont confiance dans le futur du Business ?

L’institut a publié un sondage intéressant sur le niveau de confiance des femmes cadres en l’avenir de leur carrière professionnelle.

L’évolution de leur vie professionnelle,en tant que cadre femme,est jugée…sans grandes perspectives.

Selon l’étude,les désespérées et les résignées représentent plus de 55 % des cadres femmes sondées!

27/07/2009

Parité économique : pour Nadine Morano, les quotas sont un "mal nécessaire"

h_9_ill_1219285_ec63_morano.jpgDans un rapport remis le 8 juillet au ministre des relations sociales, Xavier Darcos, Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, propose que la loi impose, d'ici à six ans, un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Ce document est le rapport préparatoire de la concertation sur l'égalité professionnelle qui interviendra à l'automne. Pour Nadine Morano, la secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité, "il faudra bien passer" par les quotas.

Etes-vous favorable à l'instauration d'un quota de femmes dans les conseils d'administration ?

Par nature, les quotas m'ont toujours choquée, mais ils constituent un mal nécessaire. Il ne faut évidemment pas préjuger des consultations qui seront engagées à l'automne par Xavier Darcos, mais je pense sincèrement qu'il faudra en passer par là. Aujourd'hui, il y a moins de 10 % de femmes dans les conseils d'administrations des entreprises du CAC 40. Il faut donc être plus volontariste ! Il est toujours difficile, on l'a vu lors de l'instauration de la parité politique, de dire à un sortant qu'il doit quitter une instance parce qu'on a décidé d'y imposer une femme, mais les choses doivent bouger.

Ce système s'inspire de la parité politique inscrite dans la Constitution en 1999. Quel bilan en tirez-vous ?

En France, nous sommes encore loin de la parité : l'Assemblée nationale ne compte que 18,5 % de femmes, le Sénat 21,8 % ! Mais la loi sur la parité a permis de transformer les collectivités locales comme les conseils régionaux ou les communes de plus de 3 500 habitants, grâce à une alternance obligatoire homme-femme dans les scrutins de listes. Conseillère régionale de Lorraine depuis 2004, j'apprécie le fonctionnement de cette assemblée qui est à l'image de la population : l'atmosphère y est plus apaisée et l'ambiance studieuse et cordiale.

Que répondez-vous à ceux qui disent qu'ils ont du mal à trouver des femmes ?

Qui peut dire que le vivier n'existe pas ? Les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons et réussissent mieux leurs études supérieures qu'eux... A la fin des années 1990, lorsque l'on a imposé la parité politique, on disait aussi que les partis auraient du mal à trouver des femmes, et ils en ont trouvé ! Les femmes s'intéressent à la politique, tout comme à leur carrière professionnelle, mais aller à l'Assemblée nationale trois jours par semaine, assister à des séances de nuit et avoir des enfants, c'est très compliqué. Il faut la compréhension de son conjoint et le partage des responsabilités des enfants.

Nous devons donc donner aux femmes les moyens de concilier vie familiale et vie professionnelle, voire vie politique : c'est la condition même d'une égalité concrète hommes femmes.

Comment expliquer qu'en l'absence de contrainte, la féminisation des instances de décisions soit si lente ?

Le principe des quotas, qu'il concerne les conseils d'administration ou les assemblées politiques, ne saurait suffire : c'est la place de la femme dans la société qu'il convient de faire évoluer, que ce soit à l'intérieur du couple et de la famille, bien sûr, mais aussi dans la vie professionnelle ou sociale. Des dispositifs existent qui permettent de transformer les mentalités : 46 entreprises comprenant 800 000 salariés se sont engagées à travers un label Egalité, et la Charte de la parentalité a été signée par 120 entreprises qui s'engagent à une meilleure conciliation vie familiale vie professionnelle, pour près d'un million de salariés.

Le gouvernement s'est engagé dans un grand plan de développement des modes de garde très diversifiés pour encourager notre natalité. C'est près de 1,3 milliard d'euros qui y sera consacré. Car si la France est championne d'Europe de la natalité, il faut pour cela deux conditions : un taux élevé d'activité des femmes - il dépasse 82 % chez les 25-49 ans - et des modes de garde développés. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, le taux de natalité est faible, comme c'est le cas en Allemagne ou en Italie, où les femmes sont obligées de choisir entre travail et maternité.

Nicolas Sarkozy a annoncé en février une réforme du congé parental. Où en est-on ?

Le Haut Conseil à la famille est saisi, il devra faire des propositions au gouvernement. L'enjeu est important : sur les 580 000 parents qui prennent un congé parental, seulement 1 % sont des hommes et près d'un parent sur deux déclare avoir pris un congé parental faute d'avoir trouvé un mode de garde adapté. Je souhaite que les parents disposent d'une véritable liberté de choix et qu'il y ait également un vrai partage des rôles. Il faut aider les femmes en congé parental à revenir plus facilement à l'emploi : on constate que ce congé se révèle trop souvent une trappe à chômage ou un frein à la carrière des femmes, ce qui est injuste.

Dans les pays scandinaves, une partie du congé est perdue si le père ne le prend pas : c'est une piste qui mérite d'être étudiée. Il faut que l'éducation des enfants et les tâches ménagères soient mieux partagées entre les hommes et les femmes. L'égalité doit commencer dès l'enfance par l'éducation : c'est aux mères à préparer les hommes de demain.

Propos recueillis par Anne Chemin

Article paru dans l'édition du 17.07.09.dans le journal Le Monde

25/07/2009

L'idée d'un quota de femme à la tête des entreprises progresse

05508698-153002_L.jpgFaut-il imposer des quotas de femmes dans les conseils d'administration des entreprises ? C'est ce que propose Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, dans un rapport sur l'égalité professionnelle qu'elle devait remettre, mercredi 8 juillet, au ministre du travail, Xavier Darcos. "Faire entrer les femmes dans les instances de décision se justifie simplement parce qu'elles sont présentes, bien formées, prêtes à s'investir et que les compétences n'ont pas de sexe", souligne-t-elle.

En mars, le gouvernement lui avait demandé de préparer la concertation sur l'égalité professionnelle que Nicolas Sarkozy a promise pour l'automne. Pour briser le "plafond de verre" qui empêche les femmes d'accéder aux responsabilités, elle propose d'imposer 40% de femmes dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Il faut, écrit-elle, "casser une logique de recrutement quasi exclusivement masculine, qui ne varie pas au cours du temps".

Actuellement, les femmes sont sous-représentées dans les instances dirigeantes des entreprises: en 2009, les conseils d'administration du CAC 40 comptaient seulement 10,5% de femmes. Lorsque l'on prend en compte les 500 premières sociétés françaises, la part des femmes tombe à 8%: 60% de ces entreprises sont dirigées par un conseil d'administration exclusivement masculin. Il y a actuellement une "invisibilité des femmes dans les instances de décision", conclut le rapport.

Brigitte Grésy propose donc de s'inspirer du modèle norvégien. Dénonçant l'existence d'un "club d'hommes" à la tête des entreprises norvégiennes, le gouvernement a imposé des quotas dans les conseils d'administration: les entreprises publiques (en 2004) et les sociétés cotées (en 2006) ont été priées d'accueillir 40% de femmes dans leurs instances dirigeantes. Les résultats ont été atteints sans difficultés: les pouvoirs publics n'ont même pas eu besoin d'utiliser la dissolution, la lourde sanction prévue par la loi.

Pour Brigitte Grésy, il est temps d'appliquer ce système à la France. "Les entretiens menés par la mission ont permis de constater une évolution sensible de l'opinion des responsables, y compris dans les milieux patronaux, souligne-t-elle. Le conseil d'administration de l'Institut français des administrateurs a ainsi voté en mars 2009 une résolution favorable à l'instauration d'actions positives par le législateur." Les quotas seraient d'autant plus opportuns, selon elle, que la féminisation des instances dirigeantes stagne depuis plusieurs années.

D'ici à six ans, Brigitte Grésy propose donc d'imposer 40% de femmes dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises publiques et des sociétés dont les titres financiers sont admis aux négociations sur un marché réglementé. Seules les sociétés comptant plus de 1000 salariés seraient concernées, ce qui représenterait environ 700 entreprises. Pour qu'elles commencent dès aujourd'hui à recruter des femmes, une première échéance, à deux ans, leur imposerait 20% de femmes. En cas de non-respect de ces obligations, les nominations faites au mépris de la mixité seraient annulées.

Cette proposition s'inspire du modèle de la parité politique inscrit dans la Constitution en 1999: depuis lors, la loi oblige les partis, lors de certains scrutins, à prévoir une alternance hommes-femmes sur les listes de candidats. Pendant une petite décennie, cette contrainte a été réservée au seul monde politique mais la réforme constitutionnelle de l'été 2008 a autorisé le législateur à l'imposer à la sphère économique: "La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales", note désormais la Constitution.
La proposition de Brigitte Grésy sera sûrement soutenue par la rapporteure de l'Observatoire de la parité: en mars, la députée (UMP) Marie-Jo Zimmermann, qui est à l'origine de la réforme constitutionnelle sur la parité économique et sociale, avait déposé une proposition de loi allant dans le même sens. Le Medef, en revanche, sera sans doute partagé, même si sa présidente, Laurence Parisot, s'est déjà déclarée favorable à l'instauration de quotas.

Pour Tita Zeitoun, commissaire aux comptes et présidente d'Action de femmes, une association fondée en 1997 afin de féminiser les conseils d'administration, la proposition de Brigitte Grésy est une bonne nouvelle. "L'objectif de 40% peut servir de marchepied à beaucoup de femmes, estime-t-elle. Il y a un vivier de dirigeantes qui ont les compétences nécessaires, mais les hommes étaient là avant elles et ils ne veulent pas céder leur place. Il est pourtant dommage de se priver de 50% des talents humains!".

Anne Chemin
Source Le Monde

23/07/2009

La minijupe fête ses 45 ans dans la sérénité

minijupe.jpgLa minijupe fête ses 45 ans. Si elle fit scandale à ses débuts, elle a su s’imposer et survivre aux aléas du temps et de la mode.

Décriée, huée, parfois illégale, provocatrice, étendard du féminisme et objet de fantasme masculin, la minijupe fêtera bientôt son 45e anniversaire. Elle continue d’habiller les femmes et de révéler leurs jambes.

On doit sa naissance à la jeune couturière anglaise Mary Quant. Elle porta la première « mini skirt » au début des années 60, ainsi baptisée en référence à sa voiture préférée. Si Suzanne Lenglen, joueuse de tennis, affichait déjà une jupe au-dessus du genou pendant les Jeux olympiques d’été de 1920 et si les années 1950 ont vu la jupe se raccourcir, la règle de 10 cm sous les fesses reste une révolution. Inaugurée par l’entourage de Mary Quant, la minijupe séduit peu à peu des célébrités, à l’instar du mannequin Twiggy. L’Hexagone la découvre dans la collection printemps-été 1965 du célèbre couturier André Courrèges qui avait lancé sa propre maison quatre ans plus tôt. Elle est aussitôt adoptée par les stars de l’époque : Françoise Hardy, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, vite imitées par une grande partie des jeunes Françaises. En 1966, 200.000 minijupes ont déjà été vendues en France.

La grande controverse

Malheureusement, quand les genoux prennent l’air, cela suscite quelques colères. Les parents y voient provocation et indécence. Les adolescentes y trouvent une forme de liberté et d’affirmation de leur féminité. Divers scandales opposent pro et anti-mini. Noëlle Noblecourt, présentatrice de l’émission Télé Dimanche sur l’ORTF, en fait les frais dès 1964. Elle est licenciée pour avoir découvert ses genoux sur le petit écran. En 1967, à la suite de 18 arrestations pour agression, le préfet de police de Paris s’adresse aux jeunes femmes : « Ne tentez pas le diable par votre tenue vestimentaire. » Cinq ans plus tard, sœur Fiorella, chargée de refouler les minijupes à l’entrée de la basilique Saint-Pierre de Rome fait une dépression nerveuse. Elle reconduisait chaque jour plus de  2.000 touristes.

La minijupe s’inscrit dans le mouvement féministe entamé dès la fin des années 60. Reléguée au second plan par les jupes hippies des seventies, elle fait un grand retour, portée par des personnalités en vue dans les années 80 : le top-modèle Cindy Crawford ou la chanteuse Stéphanie de Monaco. Aujourd’hui elle a sa place dans toutes les garde-robes mais a perdu sa dimension symbolique et revendicatrice.

 


“C’est la fonction qui fait le vêtement”

Coqueline Courrèges, directrice de la maison de couture Courrèges, épouse de son fondateur André Courrèges, revient pour France-Soir sur les origines de la minijupe.

« Qu’est-ce qu’un futur grand couturier ? En 1952 c’est un homme marié dont la femme porte talons hauts, jupe longue et serrée, une constante représentation qui ne peut pas faire grand-chose de son corps. Dans les années 1960 la femme a changé, elle est une mère de famille qui travaille, conduit une voiture et voyage en avion. La véritable révolution vient de l’ensemble pantalon qui apparaît en 1962, épouse pour la première fois la morphologie des jambes et ne gêne pas la pliure du genou. En un sens c’est de la tunique-pantalon que vient la minijupe. Et elle-même est née de la disparition des corsets et des soutiens-gorge. Le raccourcissement vient donc par les épaules… Car à la tunique succèdent les robes trapèze, à bretelles ou manches courtes. L’arrivée des collants permet de libérer encore les jambes et de passer au-dessus du genou sans peur de laisser voir porte-jarretelles ou petite culotte.

C’est parce que Courrèges a compris que l’esthétique ne peut être distinguée de la dimension pratique du vêtement qu’il a créé des ensembles pantalon et des minijupes. Et c’est précisément de là que vient son succès. La plupart des autres couturiers ne raisonnaient pas alors en termes de fonctionnalité. Il faut remettre la couture dans un contexte plus général pour en comprendre les évolutions. Chaque vêtement est lié à une fonction, une culture, un pays, un âge ; une femme vivante en somme. »

Source FranceSoir

©Mathilde Froment et Lucie Oriol, le jeudi 23 juillet 2009 à 04:00

20/07/2009

Trois femmes 3000

les 3 palmes 2009_07 email gd.jpg

Le Docteur Claire NOBLIA, adhérente Femmes 3000 AQUITAINE, Suzy GOSSOT, co-présidente de la délégation Côte Basque de Femmes 3000 AQUITAINE, et Maryline KATAKAWA, membre du conseil d'administration de la Fédération Femmes 3000 et animatrice de la Commission nationale Culture, vont recevoir les PALMES D’ARGENT du BENEVOLAT Promotion Juillet 2009.

Le jury d'attribution de ces palmes était composé notamment de Monique BERLIOUX, Commandeur de la Légion d’Honneur et Grand Officier de l’Ordre National du Mérite, du Médiateur de la République et du Président de l’Association des Maires de France.

Les Palmes du Bénévolat sont reconnues par les Pouvoirs Publics et sont placées sous le Haut patronage du Médiateur de la République.

Elles sont remises par la Fondation du Bénévolat reconnue d'utilité publique, dont les Membres de Droit sont : le Ministère de l'Intérieur, le Ministère de la Culture, le Ministère de la jeunesse et des sports, le Ministère de la Justice et le Président des Maires de France.

Toutes nos félicitations à nos 3 Femmes 3000 !

18/07/2009

Artistes femmes dans les collections du Musée national d'art moderne

EXP-ELLESCENTREPOMPIDOU2.jpgPour la première fois dans le monde, un musée présente ses collections au féminin. Cette nouvelle présentation des collections du Musée national d'art moderne est entièrement consacrée aux artistes-femmes du XXème siècle à nos jours.

Après Big Bang en 2005 et le Mouvement des Images en 2006-2007, elles@centrepompidou est la troisième présentation thématique des collections du Centre Pompidou. C'est l'occasion pour l'institution, qui a su constituer la première collection européenne d'art moderne et contemporain, d'affirmer son engagement auprès des artistes-femmes, toutes nationalités et disciplines confondues, de remettre les créatrices au centre de l'histoire de l'art moderne et contemporain du XXème et du XXIème siècles.

Des figures emblématiques telles Sonia Delaunay, Frida Kahlo, Dorothea Tanning, Joan Mitchell, Maria-Elena Vieira da Silva voisinent avec les grandes créatrices contemporaines, parmi lesquelles Sophie Calle, Annette Messager, Louise Bourgeois ont fait l'objet d'expositions monographiques récentes au Centre Pompidou.

Pluridisciplinaire, la programmation permet d'approfondir les domaines culturels que les femmes ont investis depuis un siècle, aussi bien dans la littérature que dans l'histoire de la pensée, de la danse ou encore du cinéma.

PARCOURS DE L'EXPOSITION

Thématique et chronologique, l'accrochage réunit une sélection de plus de 500 œuvres, de plus de 200 artistes, du début du XXe siècle à nos jours.

Pionnières
Niveau 5. Abstraites, primitives, fonctionnelles, urbaines, transdisciplinaires, surréelles, amazones, objectives... Huit salles présentent les œuvres de ces pionnières qui ont accompagné les avant-gardes et les évolutions dans tous les médias artistiques : Shirley Jaffe, Joan Mitchell, Sonia Delaunay, Natalia S. Gontcharova, Hannah Höch, Frida Kahlo, Judit Reigl, Suzanne Valadon, Diane Arbus, Dora Maar.

Feu à volonté
En ouverture au Niveau 4. Niki de Saint Phalle, Karen Knorr, Rosemarie Trocket parmi d'autres représentent celles qui se sont engagées dans l'histoire, féministes, critiques, photographes et interprètes, aux visions personnelles de la réalité.

Corps slogan
Niveau 4. Précoces et inventives en photographie et en vidéo, les artistes-femmes ont plus récemment transformé les pratiques du dessin, revisitant la notion même de corps. ORLAN, Jana Sterbak, Atsuko Tanaka ou Ana Mendieta se sont penchées sur la représentation du corps, de ses stéréotypes, notamment celui du genre, ainsi que sa mise en scène dans les débuts de la performance.

Eccentric Abstraction
Niveau 4. Essentielles dans la redéfinition des catégories visuelles et théoriques, les artistes-femmes ont exploré et commenté de multiples voies entre l'abstraction et la figuration, l'organique et le systémique, le conceptuel et le sensuel. En témoignent, entre autres, les œuvres de Louise Bourgeois, Agnes Martin, Vera Molnar, Valérie Jouve, Hanne Darboven.

Une chambre à soi
Niveau 4. Reprenant le titre du livre où Virginia Woolf s'interrogeait sur les conditions de production de l'œuvre d'art, ici sont regroupées les œuvres d'artistes qui abordent la question de l'espace privé, tissent de nouveaux liens entre projections mentales et espaces d'exposition. On y rencontre Dorothea Tanning, Tatiana Trouvé, Charlotte Perriand, Sophie Calle.

Le mot à l'oeuvre
Niveau 4. De la narration à l'énumération, en passant par l'autobiographie, la citation, la légende et les multiples dérives du livre d'artiste, des créatrices comme Jenny Holzer, Barbara Kruger, Natacha Lesueur, Cristina Iglesias, Eija-Liisa Ahtila explorent les différentes utilisations du langage dans l'art. Art conceptuel, mythologies quotidiennes, appropriation et post-modernisme utilisent le mot comme médium tandis que les installations vidéo redéfinissent l'idée de narration.

Les Immatérielles
Niveau 4. Matali Crasset, Alisa Andrasek, Tacita Dean, Louise Campbell, Isa Genzken, Nancy Wilson-Pajic, Geneviève Asse, etc., concluent sur l'une des caractéristiques les plus frappantes de l'art contemporain, à savoir la dématérialisation de l'œuvre d'art. Le titre est un clin d'œil à l'une des expositions cultes du Centre Pompidou, Les immatériaux.

 

Expositions au Centre

< Toute la liste

27 mai 2009 - 24 mai 2010
11h00 - 21h00

Musée Plan d'accès Plan d'accès


12 €, TR 9 € / 10 €, TR 8 €, selon période. Forfait incluant les expositions temporaires.

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