10.07.2009
La première femme astronaute de chinoise devrait partir dans l'espace en 2012
La première femme astronaute de Chine qui va être sélectionnée pour rejoindre la seconde équipe de taikonautes devrait partir dans l'espace en 2012, indique le Nanfang Weekly, un hebdomadaire de Guangzhou, qui cite Sui Guosheng, un des responsable du recrutement de l'armée de l'air de l'Armée Populaire de Libération (APL).
Cette femme astronaute sera choisie parmi les 16 femmes pilotes de chasse qui ont réussi leur examen en avril dernier.
Ces femmes pilotes avaient été elles-mêmes sélectionnées parmi 150 000 candidates venant de 12 provinces ayant réussi leur examen de fin d'études secondaires pour être les premières femmes pilotes de chasse de Chine.
Les 16 femmes finalement sélectionnées vont désormais subir un entraînement qui durera deux à trois ans.
Lors d'un entretien en ligne jeudi sur le site de l'agence Xinhua (Chine Nouvelle), le premier astronaute chinois Yang Liwei, qui a fait le premier voyage historique dans l'espace pour la Chine a confirmé que le processus de sélection de la première femme astronaute de la Chine était en cours.
Aujourd'hui, l'ancienne Union soviétique (URSS), les Etats-unis, le Japon, la République de Corée et l'Europe ont tous envoyé des femmes dans l'espace.
La première femme astronaute a été Valentina Vladimirovna Tereshkova qui a passé près de trois jours dans l'espace en juin 1963 à bord du vaisseau soviétique Vostok 6.
PUBLIÉ LE 09/07/2009 À 06:54 | © 2009 XINHUA / CHINE INFORMATIONS
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27.11.2008
Une femme première secrétaire, nouvelle avancée de la parité
Pour la première fois de son histoire, le PS sera dirigé par une femme. Neuf ans après l'élection de Michèle Alliot-Marie à la tête de l'UMP, cette première confirme, malgré le climat délétère dans lequel elle est née, qu'une petite révolution est en marche. "A l'aspiration croissante des femmes à s'imposer aux plus hauts niveaux de la pyramide des pouvoirs, correspond aussi un changement radical des représentations, note Mariette Sineau dans La Force du nombre (éd. de l'Aube). L'opinion publique est passée d'une sorte de méfiance misogyne généralisée à une culture paritaire largement partagée."
Martine Aubry et Ségolène Royal, qui se sont âprement disputées la tête du PS, sont toutes deux issues du gouvernement Jospin, qui avait fait avancer la parité en politique : après avoir imposé au PS 30 % de femmes parmi les candidats aux législatives, Lionel Jospin avait, en 1997, appelé 30 % de femmes au gouvernement, ce qui constituait alors un record pour la Ve République. Deux ans plus tard, la Constitution consacrait le principe de parité : "La loi favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives", proclame-t-elle aujourd'hui.
Dans un pays où les femmes ont tardivement obtenu le droit de vote (1944), les quotas imposés depuis lors dans les scrutins de liste comme les régionales ou les municipales ont permis de féminiser le personnel politique : aujourd'hui, les femmes représentent 47,6 % des conseillers régionaux et 47,5 % des conseillers municipaux des villes de plus de 3 500 habitants. Ces nouvelles élues, qui sont plus jeunes et moins "encartées" dans des partis que leurs collègues masculins, représentent un véritable vivier pour le monde politique.
Certains bastions, cependant, restent irréductiblement masculins. La loi sur la parité ne s'applique pas aux conseils généraux, qui ne comptent que 10,5 % de femmes, et les parlementaires restent très majoritairement des hommes : les femmes ne représentent que 21 % des sénateurs et 18,5 % des députés, ce qui place la France au 19e rang de l'Union européenne. Ces inégalités perdurent bien qu'elles entraînent des pénalités financières importantes pour les partis politiques : en 2007, le non-respect de la parité à l'Assemblée nationale a coûté plus de 4 millions d'euros à l'UMP et 500 000 euros au PS et à l'UDF-Modem.
Anne Chemin
Source Le Monde
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22.11.2008
Simone Veil à l'Académie française
Simone Veil a été élue, jeudi 20 novembre, à l'Académie française, au premier tour de scrutin, a annoncé l'institution. L'ancienne ministre, 81 ans, s'installera dans le fauteuil de l'ancien premier ministre Pierre Messmer, mort le 29 août 2007, avec 22 voix sur 29 votants, cinq bulletins blancs et deux marqués d'une croix signifiant le refus de tous les candidats. L'Académie avait également enregistré les candidatures de trois auteurs – dont les noms n'ont pas été révélés –, qui n'ont obtenu aucune voix.
Née le 13 juillet 1927 à Nice, Simone Veil a été déportée à Auschwitz en 1944 avec sa famille. Entrée en politique en 1974 comme ministre de la santé dans le gouvernement de Jacques Chirac, elle a fait voter un an plus tard la loi qui porte son nom légalisant l'interruption volontaire de grossesse. Son élection à l'Académie française a scandalisé l'association anti-avortement Laissez-les vivre, dont plusieurs dizaines de membres ont manifesté dans l'après-midi à quelques centaines de mètres du quai Conti.
"POUR LA MÉMOIRE DE LA SHOAH"
Simone Veil s'est engagée au fil de sa vie dans les combats emblématiques de son époque, de la condition des femmes à l'Europe. Plusieurs fois ministre de 1974 à 1993, elle a présidé le Parlement européen de 1979 à 1982 et siégé au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Simone Veil est aujourd'hui présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Un destin politique, marqué par son athéisme et son féminisme, qu'elle raconte dans son autobiographie Une vie (Stock, 2007).
Attachée aux valeurs morales et républicaines, cette féministe inflexible a été une figure majeure de la vie politique française et européenne, et l'une des personnalités les plus populaires auprès des Français. Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy a rendu hommage "au nom de la République, à la 'femme d'Etat' toujours au service de la France et à son perpétuel courage dans ses combats pour la liberté des femmes, pour l'Europe ou pour la mémoire de la Shoah".
L'élection de Simone Veil porte à cinq le nombre de femmes élues à l'Académie, où siégeaient déjà l'helléniste Jacqueline de Romilly, élue en 1988, l'historienne Hélène Carrère d'Encausse (1990) et les écrivaines Florence Delay (2000) et Assia Djebar (2005). Elle rejoint également celui qui fut à l'origine de sa carrière politique, l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, élu en 2003. L'Académie française, qui avait enregistré un nombre inhabituel de décès, a peu à peu reconstitué ses rangs depuis janvier. Après le scrutin de jeudi, un seul fauteuil reste en effet à pourvoir à l'Académie, qui compte normalement quarante membres : celui de l'écrivain Alain Robbe-Grillet, disparu le 18 février.
Source Le Monde
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29.10.2008
Les 15 femmes d'affaires les plus puissantes de l'économie
Très lentement, les femmes se font fait une place dans le monde des affaires. Tandis que les hommes trustent encore l'immense majorité des directions des grandes entreprises mondiales, JDN Economie a retrouvé les 15 femmes les plus influentes et les plus incontournables du business international et les a classées en fonction du chiffre d'affaires de leur entreprise. Surprise, elles ne sont plus cantonnées à des secteurs gravitant autour du marketing et de la communication. Au contraire, elles investissent désormais l'industrie et quelques-uns de ses plus beaux fleurons.
N°1 : Patricia Woertz, ADM, 44,3 milliards d'euros de CA en 2007
Ancienne d'Ernst & Young où elle a commencé sa carrière, Patricia Woertz rejoint le pétrolier Gulf Oil en 1977 où elle occupe des postes variés allant du raffinage au marketing en passant par les finances. Suite à la fusion de Gulf et de Chevron en 1987, elle prend du galon et obtient la direction de Chevron Canada. Patricia Woertz devient alors un poids lourd de la major. Chevron n'hésite pas à lui confier de lourdes responsabilités au moment de sa fusion avec Texaco en 2001. Elle devient vice-présidente exécutive du nouvel ensemble. Mais en 2006, c'est un autre monde qu'elle découvre en se faisant débaucher par ADM, le champion mondial de la transformation de céréales et d'oléagineux dont elle prend les rênes un an plus tard.
Nom : Patricia Woertz
Age : 55 ans
Fonction : PDG d'Archer Daniels Midland
Chiffre d'affaires : 44,3 milliards €
Nombre de salariés : 27 600
En poste depuis : 2007
N°2 : Ho Ching, Temasek Holdings, 41 milliards d'euros de CA en 2007
Brillante étudiante à l'université de Singapour, Ho Ching sort diplômée de génie électrique en 1976. Ingénieur au ministère de la Défense pendant 10 ans, c'est à cette période qu'elle rencontre Lee Hsien Loong, futur premier ministre de Singapour, avec lequel elle se marie en 1985. Deux ans plus tard, elle rejoint Singapore Technologies, un fournisseur aéronautique dont elle prend les commandes à la fin des années 90. Elle démissionne en 2001. En 2002, elle intègre Temasek Holdings, un mastodonte contrôlé par le ministère des finances singapourien qui intervient dans tous les secteurs ou presque puisqu'il détient des participations dans les télécommunications, les services financiers, l'immobilier, les transports, l'énergie ou encore la santé.
Nom : Ho Ching
Age : NC
Fonction : Directrice générale
Chiffre d'affaires : 41 milliards €
Nombre de salariés : NC
En poste depuis : 2002
N°3 : Angela Braly, Wellpoint, 38 milliards d'euros de CA en 2007
Depuis juin 2007, c'est une femme qui est à la tête de l'un des plus grands assureurs de santé des Etats-Unis. A 46 ans, Angela Braly, avocate de formation, compte 35 millions de clients. Avant de prendre les commandes de Wellpoint, Angela Braly était déjà incontournable au sein de l'entreprise puisqu'elle coiffait depuis 2005 de nombreuses directions, allant de l'élaboration des politiques publiques aux relations gouvernementales en passant par les affaires juridiques, la communication et le marketing. C'est son rôle éminent dans l'acquisition de New-York WellChoice il y a trois ans qui a propulsé cette Texane à de telles responsabilités. Auparavant, elle avait supervisé la création d'un fonds de soins pour les personnes non assurées du Missouri.
Nom : Angela F Braly
Age : 46 ans
Fonction : PDG de Wellpoint
Chiffre d'affaires : 38 milliards €
Nombre de salariés : NC
En poste depuis : 2007
N°4 : Lynn Laverty Elsenhans, Sunoco, 30,4 milliards d'euros de CA en 2007
Nommée il y a quelques mois directrice générale du pétrolier américain Sunoco, Lynn Laverty Elsenhans devrait en prendre la présidence en 2009. C'est un vétéran de l'industrie pétrolière qui prend ainsi le contrôle d'un des plus grands raffineurs américains (910 000 barils par jour). C'est Shell qui la repère et l'embauche dès sa sortie d'Harvard en 1980. Elle y fait ses gammes et se hisse à la tête de la direction américaine du pétrolier, fonction qu'elle occupe pendant deux ans entre 2003 et 2005 avant de séduire Royal Dutch et sa filiale Sunoco qui lui offrent des ponts d'or. Sunoco a réalisé 605 millions d'euros de bénéfices en 2007.
Nom : Lynn Laverty Elsenhans
Age : 52 ans
Fonction : PDG de Sunoco
Chiffre d'affaires : 30,4 milliards €
Nombre de salariés : 14 200
En poste depuis : 2008
N°5 : Indra Nooyi, PepsiCo, 26,8 milliards d'euros de CA en 2007
Derrière les bouteilles de Pepsi et de Tropicana se cache depuis deux ans une étonnante patronne : l'indienne Indra Nooyi. Avant d'être nommée à la tête de ce mastodonte mondial de la boisson (PepsiCo opère dans 200 pays), Indra Nooyi était directrice de la stratégie des marques et à ce titre le principal artisan de la restructuration de PepsiCo. C'est elle qui a décidé la cession de YUM! Restaurants (Pizza Hut, KFC...) et l'acquisition de Tropicana par exemple. Avant de rejoindre PepsiCo en 1994, Indra Nooyi avait exercé ses talents en stratégie auprès de Motorola et du Boston Consulting Group entre autres. Diplômée de Yale, elle avait commencé comme simple chef de produit en Inde pour Johnson & Johnson.
Nom : Indra Nooyi
Age : 53 ans
Fonction : PDG de PepsiCo
Chiffre d'affaires : 26,8 milliards €
Nombre de salariés : 185 000
En poste depuis : 2006
N°6 : Irene Rosenfeld, Kraft Foods, 25,3 milliards d'euros de CA en 2007
Petite, elle voulait être présidente des Etats-Unis ! Si elle a depuis mis une croix sur cette ambition, Irene Rosenfeld a épousé le destin d'un des plus grands groupes alimentaires mondiaux : Kraft Foods (Suchard, Milka, Jacques Vabre...). Docteur en marketing, elle commence sa carrière dans une agence de publicité à New York avant de rejoindre Kraft Foods ou elle prend vite du galon. En 25 ans de carrière, cette férue de piano aura tout de même dirigé le marketing boisson, la division desserts et deux directions de pays stratégiques (Etats-Unis et Canada) avant de redresser quelques marques clefs et conduire l'introduction en bourse de l'entreprise.
Nom : Irene Rosenfeld
Age : 55 ans
Fonction : PDG de Kraft Foods
Chiffre d'affaires : 25,3 milliards €
Nombre de salariés : 103 000
En poste depuis : 2006
N°7 : Cynthia Carroll, Anglo American, 21,6 milliards d'euros de CA en 2007
Cynthia Carroll a été embauchée fin 2006 par Anglo American. Mais ce n'est que quelques mois plus tard, après une période d'apprentissage, que l'Américaine prend véritablement les commandes du plus gros producteur de platine du monde. Elle est le premier non-Sud africain à diriger la société minière. Elle connait particulièrement bien les grands groupes industriels mondiaux, puisqu'elle a successivement dirigé les divisions aluminium et métal primaire d'Alcan entre 1994 et 2002. Auparavant elle a travaillé huit ans comme géologue, sa formation initiale, pour le pétrolier Amoco. Mariée, Cynthia Caroll est mère de quatre enfants.
Nom : Cynthia Carroll
Age : 51 ans
Fonction : directrice générale d'Anglo American
Chiffre d'affaires : 21,6 milliards €
Nombre de salariés : 116 000
En poste depuis : 2007
N°8 : Mary Sammons, Rite Aid, 16 milliards d'euros de CA en 2007
Rite Aid Corporation est une chaîne de pharmacies de détail aux Etats-Unis qui compte pas moins de 5 000 magasins. On y trouve des médicaments sur ordonnance bien sûr, mais aussi des produits de beauté, des articles ménagers et même des labos photos... Nommée PDG à l'issue de l'acquisition d'une importante chaîne concurrente (Brooks et Eckerd) en 2007, Mary Sammons connait son sujet. Avant de rejoindre Rite Aid en 1999 pour superviser le réseau, elle a gravi les échelons chez un autre concurrent, Fred Meyer, pour lequel elle a travaillé 26 ans. Elle a en tout cas du pain sur la planche, Rite Aid a perdu 733 millions d'euros en 2007.
Nom : Mary Sammons
Age : 62 ans
Fonction : PDG de Rite Aid Corporation
Chiffre d'affaires : 16 milliards €
Nombre de salariés : 60 912
En poste depuis : 2007
N°9 : Anne Mulcahy, Xerox, 11,7 milliards d'euros de CA en 2007
L'actuelle PDG de Xerox est un pur produit maison. Entrée en 1976 comme commerciale, elle gravit les échelons un à un et étend ses compétences en passant du marketing aux ventes puis aux ressources humaines où elle se fait remarquer. Et c'est presque un concours de circonstances qui la porte à la tête de Xerox en 2001. Face à une énorme dette et des ventes en chute libre, la situation la désigne naturellement comme nouveau chef de file. En quelques mois, elle réduit la masse salariale de 30% et sauve l'entreprise. Xerox a réalisé 771 millions d'euros de bénéfices en 2007.
Nom : Anne Mulcahy
Age : 56 ans
Fonction : PDG de Xerox
Chiffre d'affaires : 11,7 milliards €
Nombre de salariés : 57 400
En poste depuis : 2001
N°10 : Brenda Barnes, Sara Lee, 8,4 milliards d'euros de CA en 2007
Brenda Barnes n'a rejoint Sara Lee et sa panoplie de marques (Senseo, Monsavon, Sanex, Maison du Café, cirage Kiwi ...) qu'en 2004. Cette année là, les dirigeants de la firme américaine l'ont débauchée chez Starwood Hotels & Resorts dont elle était directrice générale. Auparavant, elle avait fait ses armes chez PepsiCo pendant 22 ans, passant de chef de produit au début des années 80 à directrice du marché Nord-américain. En 2007, Sara Lee a perdu 50 millions d'euros.
Nom : Brenda Barnes
Age : 54 ans
Fonction : PDG de Sara Lee
Chiffre d'affaires : 8,4 milliards €
Nombre de salariés : 44 000
En poste depuis : 2005
N°11 : Anne Lauvergeon, Areva, 7,5 milliards d'euros de CA en 2007
Normale Sup, Mines et agrégation de physique, c'est une tête bien faite qui dirige Areva (ex Cogema) depuis 1999. Auparavant, elle a fait ses armes auprès du CEA et de la Drire d'Ile de France avant de se mettre au service de François Mitterrand pour préparer ses sommets internationaux. De brefs passages chez Lazard puis Alcatel finissent de la préparer à la direction d'une entreprise d'envergure internationale. En 2007, Areva a réalisé un peu plus d'un milliard d'euros de bénéfices.
Nom : Anne Lauvergeon
Age : 49 ans
Fonction : PDG d'Areva
Chiffre d'affaires : 7,5 milliards €
Nombre de salariés : 6 583
En poste depuis : 1999
N°12 : Andrea Jung, Avon, 6,8 milliards d'euros de CA en 2007
Depuis 1999, c'est une femme qui dirige l'une des plus importantes entreprise mondiale de cosmétiques : Avon Products. Diplômée de Princeton, Andrea Jung a fait une bonne partie de sa carrière dans ce secteur, en se distinguant notamment à la direction de marketing de Neiman Marcus, société qu'elle quitte en 1994 pour prendre le même poste chez Avon. Quatre ans plus tard elle entre au conseil d'administration et s'impose à la direction en 1999. Andrea Jung, qui parle couramment le chinois, siège au conseil d'administration d'Apple.
Nom : Andrea Jung
Age : 49 ans
Fonction : PDG d'Avon Products
Chiffre d'affaires : 6,8 milliards €
Nombre de salariés : 42 000
En poste depuis : 1999
N°13 : Gail Kelly, Westpac Bank, 6,3 milliards d'euros de CA en 2007
Rien ne destinait Gail Kelly à devenir la patronne d'une des plus grandes banques australiennes. Bac littéraire en poche, cette Sud-africaine se marie en 1977 avec un étudiant en médecine. Elle enseigne alors le latin au collège pendant quelques années avant de décrocher un emploi de guichetier à la banque Nedcor. Elle trouve sa voie et entame en 1986 un MBA dont elle sort major alors qu'elle est enceinte. Son ascension s'accélère. En 1990, elle devient directrice des ressources humaines. Partie pour l'Australie, elle est embauchée immédiatement par la banque du Commonwealth. Elle améliore rapidement sa rentabilité. La Saint George Bank la débauche, Gail Kelly la sauve d'une OPA. Des performances qui ont convaincu Westpac Bank de la nommer PDG.
Nom : Gail Kelly
Age : 52 ans
Fonction : PDG de Westpac Bank
Chiffre d'affaires : 6,3 milliards €
Nombre de salariés : 25 903
En poste depuis : 2007
N°14 : Susan Ivey, Reynolds, 6,1 milliards d'euros de CA en 2007
PDG de Reynolds, deuxième fabricant de cigarettes des Etats-Unis, depuis 2004, Susan Ivey a fait ses armes chez un de ses concurrents, Brown & Williamson Tobacco, une filiale de British American Tobacco. Elle y a gravi tous les échelons, débutant comme commerciale avant de se hisser à la tête du marketing. En 2001 elle prend la direction de Brown & Williamson Tobacco, absorbé par Reynolds 3 ans plus tard. Une opération qui l'a portée dirigeante du nouvel ensemble. En 2007, Reynolds a réalisé 888,5 millions d'euros de bénéfices.
Nom : Susan Ivey
Age : 49 ans
Fonction : PDG de Reynlods American
Chiffre d'affaires : 6,1 milliards €
Nombre de salariés : 7 100
En poste depuis : 2004
N°15 : Marjorie Scardino, Pearson, 5,8 milliards d'euros de CA en 2007 Suivante
Le Financial Times, c'est elle. Marjorie Scardino est la directrice générale de l'anglais Pearson, un des tous premiers éditeurs de livres et de journaux au monde. Cette ancienne avocate et ancienne journaliste a vendu Les Echos qui faisait partie de son portefeuille de marques à LVMH en 2007. Ancienne rédactrice en chef d'un magazine économique, et mariée à un journaliste, elle a la réputation d'avoir une connaissance très fine du secteur. En 2007, son entreprise a réalisé 386,5 millions d'euros de bénéfices.
Nom : Marjorie Scardino
Age : 61 ans
Fonction : directrice générale de Pearson PLC
Chiffre d'affaires : 5,8 milliards €
Nombre de salariés : 32 692
En poste depuis : 1997
Source : le Journal du Net
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07.10.2008
Benoîte Groult, une féministe qui sait se tenir
Après le succès phénoménal de son livre La Touche étoile, diffusé à 500 000 exemplaires, cette militante féministe, qui a marqué plusieurs générations de femmes, vient de publier, à bientôt 89 ans, une autobiographie. Portrait d'une rebelle, révélée sur le tard.
Elle se tient droite comme un «i». Pas question de s'appuyer contre le dossier du canapé. Encore moins de s'affaler. Affaire de principes. D'éducation, aussi. La petite fille de bonne famille, longtemps corsetée par «ce qui se fait» et «ne se fait pas», la petite Rosie, son prénom jusqu'à 18 ans qui «avait une nature plus réceptive que créatrice» comme jugeait, cruelle, sa mère, est toujours là, tapie quelque part. Elle lui rappelle qu'il faut toujours penser à bien se tenir. De toute façon, Benoîte Groult n'est pas de ces êtres que le poids des ans accable. Ou réduit. C'est une belle personne, élégante. Une vieille dame de 88 ans pas si indigne que ça, qui plante son regard droit dans celui de son interlocuteur et peut sortir des vérités dérangeantes avec un grand sourire. Avec une franchise et une liberté désarmantes «que seul l'âge peut donner».
Tout y passe. Cette langue française qui s'appauvrit, «on assiste à un désossement de la langue». Ses «héritières» en féminisme, qu'elle apprécie diversement. (Elle n'a pas aimé par exemple le dernier livre de Catherine Millet- «il n'y a pas une once d'émotion» -, mais aime beaucoup Virginie Despentes.) La politique, aussi : Mitterrand, bien sûr, qu'elle a beaucoup admiré- «on pouvait parler de tout, de littérature,de poésie» -, mais qui en la décorant chevalier de la Légion d'honneur, n'a pas pu s'empêcher, taquin, de préciser, que c'était une très bonne cuisinière. Sarkozy qu'elle juge sévèrement - «il est comme un galopin, il a foutu tout le prestige de la présidence à terre». Ségolène Royal pour qui elle a voté…
Et puis aussi, surtout, comme une toile de fond obsessionnelle, l'âge et son cortège de petits et grands désagréments. Physiques, mais aussi, mais surtout, moraux. L'impression d'être tenu en marge du monde qui va et qui court. De ne plus en être. Cela l'agace évidemment. Cela l'agace que les journaux féminins - «qui sont à nouveau comme au temps de ma jeunesse, on n'y parle plus de féminisme, on parle de cocooning, de femmes qui réinvestissent la maison, de silicone, la beauté redevient obsessionnelle» - ne songent plus jamais à lui demander un article.
Cela l'irrite de voir la jeunesse si envahissante. Impérieuse. Elle se souvient ainsi que lorsqu'elle était enfant, les mannequins de la maison de couture de sa mère avaient 40 ans. Mais, depuis quelques années, leur âge ne cesse de décroître. Et cette coquette assumée, cette grande bourgeoise affranchie de se désoler en découvrant que la publicité de l'honorable maison Burberry met en scène «deux petits puceaux ridicules qui ont l'air d'avoir 13 ans». Elle ne s'y fait pas. Elle n'accepte pas de ne pas, de ne plus «avoir sa place». D'être appelée grand-mère. «Je suis encore madame !»
Elle s'exaspère de se sentir exclue. De tout ou presque. Des magasins : «On y trouve soit des dessous affriolants qui ne cachent pas les bourrelets après 65 ans, soit des culottes de bonne sœur.» Comme du monde de la séduction. «Ce n'est pas vrai que l'on devient sage avec l'âge, c'est une qualité qu'on vous colle. On ne peut plus être fou.Ce n'est pas de la sagesse, c'est de la résignation.On rêve d'une aventure encore, que quelqu'un vous demande : “Je peux dîner avec vous ?”» Mais, non, cela n'est plus d'actualité, regrette Benoîte Groult- «Les hommes ne me voient plus. Ils ne se lèvent même pas pour me laisser leur place», poursuit-elle.
Mariée trois fois (avec le jeune poète Pierre Heuyer puis avec Georges de Caunes et Paul Guimard), séductrice qui s'est révélée sur le tard, longtemps écrasée par la statue imposante de sa mère, «je l'admirais en bloc mais tout ce qu'elle faisait en détail me hérissait», l'auteur ne s'y fait pas. Mais bon. Qu'importe. Sa mère comme sa sœur Flora sont mortes, Paul Guimard aussi. Désormais seule, l'écrivain est à l'heure du bilan.
Il y a deux ans, le succès phénoménal de son livre La Touche étoile (diffusé à plus de 500 000 exemplaires) l'a remise sur le devant de la scène. Elle y plaidait sans fard pour le droit de mourir dans la dignité et de décider de l'heure de son départ. Aujourd'hui, Benoîte Groult a décidé de rassembler ses souvenirs, tous ses souvenirs, dans un livre autobiographique qui vient de paraître. Son titre n'exige pas d'explication : Évasion.
Anne Fulda
«Mon évasion», de Benoîte Groult, Éditions Grasset, 336 pages, 19,50 €.
Source : Le Figaro
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23.08.2008
L'Hymne à la Vigne
Dans la cuisine, debout devant le grand fourneau en fonte, Catherine surveille la cuisson des soles au riesling. Deux, trois, quatre casseroles en cuivre mijotent doucement. Laurence goûte le gewurztraminer qui accompagnera tout à l'heure le foie gras. Sur le buffet s'alignent déjà les carafes où brillent des vins dorés. Des Anglais de passage, devinant la promesse de festin dans cette maison magique, sont partis à regret, après avoir rempli de caisses le coffre de leur Jaguar. Dans son petit transat posé sur la longue table en bois massif des Vosges, capable d'accueillir vingt-quatre convives, Armand, le dernier-né de la famille, âgé de 5 semaines, a entamé une sieste, déjà groggy par les sublimes effluves. Au téléphone, c'est leur mère, Colette, qui a tout arrangé : "Bien sûr, nous vous gardons à déjeuner..." Même le plus pur esprit n'aurait pas refusé.
Les soeurs Faller ont longtemps eu la réputation d'être les deux plus beaux partis du vignoble. Deux jolies femmes. Vingt-huit hectares dans les meilleurs terroirs d'Alsace. Des vins de réputation mondiale. Et ce talent pour une gastronomie haute couture au coeur d'une région, l'Alsace, déjà classée au panthéon par les plus grands gourmets. Le grand critique américain Robert Parker, venu jusqu'à elles pour goûter leur vin, repartit un jour après une mémorable salade de museau, un merveilleux turbot et une dégustation "verticale", sur trente ans, de leurs plus grandes cuvées, dont le rarissime gewurztraminer grand cru Furstentum en sélection de grains nobles, un vin dont la notoriété a fait le tour de la planète. Mais elles peuvent tout aussi bien servir leur pinot gris Altenbourg, avec un magret au miel, des sandwichs aux truffes ou une vendange tardive issue du grand terroir Mambourg, sur des pêches au gingembre.
Dans le milieu passablement masculin du vin, leur tandem fait sensation. On les appelle "les soeurs Faller". La brune et la blonde. Celle qui vend et celle qui vinifie. Admirées des hommes en général et des amateurs de belles bouteilles en particulier. Longtemps, pourtant, elles n'ont été que les filles de Colette. Sur les étiquettes, c'est elle, leur mère, qui apparaissait, en maîtresse femme ayant repris, après la mort brutale de son mari, ce formidable vignoble situé pratiquement d'un seul tenant sur la côte de Kaysersberg, dans le Haut-Rhin.
Leur père, Théo Faller, avait lui-même attendu des années avant de supprimer le "Faller Frères", qui signait les vins de son propre père, Théodore, et de son oncle Jean-Baptiste, tanneurs à Kaysersberg et acheteurs, au début du siècle, de cet ancien monastère fondé par les capucins. Depuis 2005, pourtant, elles sont trois à revendiquer nommément ces fabuleux nectars : "Colette, Catherine et Laurence Faller." Au domaine Weinbach, la légitimité est scellée par le poids des années.
Catherine a longtemps attendu Laurence. Onze années les séparent. Onze années durant lesquelles, "Cathy" l'affirme, elle plaça "chaque soir un sucre sur le rebord de la fenêtre pour que la cigogne (lui) apporte une petite soeur". Ce n'est pas que la maison était vide. Théo, député et notable local, recevait beaucoup. Les artistes venaient volontiers en visite dans cette demeure meublée chez les plus grands antiquaires. Colette était déjà réputée pour ses dîners. Mais enfin, sur cette magnifique colline de Kaysersberg, les villages sont minuscules et les hivers glaciaux. L'année de la naissance de Catherine, le thermomètre n'était-il pas descendu au- dessous de - 20 degrés ?
Les petites y ont pourtant poussé dans le confort de cette maison lambrissée où toute l'Europe passait déjà goûter les vins du père. Ecole à Kintzheim, parmi de strictes religieuses, en compagnie des enfants des autres vignerons. Déjeuner dominical aux meilleures tables de la région. Après le départ des clients, les filles terminaient les élixirs dorés restés au fond des verres. "La maison et le domaine étaient parfaitement confondus, sourit Laurence. On se doutait bien qu'il faudrait un jour travailler à la propriété."
Mais c'est leur mère qui a essuyé les premières difficultés. A la mort de Théo en 1979 elle reprend le flambeau, aidée d'un ami de son mari, Jean Mercky, qui la seconde pour les vinifications. Elle est femme, cependant, et au prétexte que les femmes sont censées porter du parfum qui risque de dénaturer le nez du vin, elle n'est admise ni dans les strictes confréries d'Alsace ni dans les séances de dégustation organisées par les appellations. Elle plaide sa cause pied à pied, avec son élégance et ses yeux bleus, à la fois estimée et jalousée.
Catherine et Laurence, elles, tentent vaguement de s'émanciper. Depuis qu'elles sont devenues belles, les critiques, les clients, les concurrents observent les éventuels prétendants. Et si un mari venu d'ailleurs les éloignait du vignoble ? Cathy, justement, qui travaille depuis l'âge de 16 ans au domaine et n'est pas tout à fait sûre de sa séduction, épouse trop jeune un autre vigneron. "Heureusement, en séparation de biens", soupire-t-elle aujourd'hui. Le temps d'avoir deux fils et de se séparer. Le vignoble n'aura pas à souffrir du divorce.
Laurence, instruite par l'expérience de sa sœur, préfère parfaire ses études. Elle a bien essayé de modifier le destin en devenant ingénieur chimiste à Toulouse et en passant un MBA à Lyon. Mais elle a tout de même accompli, en sus, une spécialisation en oenologie. Lorsqu'elle rentre en Alsace "prendre l'air", à la fin de son dernier stage d'application, c'est le début des vendanges. Elle n'est pas là depuis trois jours, au milieu des ouvriers qui coupent les grappes, qu'elle sait déjà qu'elle va rester. C'est encore l'ami Jean Mercky qui l'initiera à la vinification.
Aujourd'hui, c'est donc Laurence qui "fait" les vins. Elle les aime plus tendus et plus purs que ceux élaborés par sa mère, dans cette région qui produit souvent des nectars sucrés. Sous l'influence des filles, le domaine des Faller a pénétré le marché américain et plus généralement les pays étrangers, au point de vendre 65 % des vins à l'exportation quand, cinquante ans auparavant, tout partait vers les seuls restaurants de la région. Leur mère laisse faire. Lorsqu'il y a un désaccord, le "Colette" qui vient remplacer "maman" dans la bouche de ses filles est le seul indice de leurs rares conflits.
A elles trois, la mère et les soeurs ont constitué une machine sans faille. Complémentaires, diaboliquement séduisantes et très efficaces. Pas un vigneron, pas un critique qui ne soit tombé un jour amoureux de la sensualité et de l'humour de Catherine ou de la beauté tranchante de Laurence, avant de repartir bredouille, doté seulement de leurs exceptionnelles bouteilles. Bien sûr, elles s'en défendent, plus soucieuses d'être reconnues en professionnelles que de conquérir en princesses. Mais il suffit de repartir de chez elles pour entendre les hommes interroger : "Laquelle avez-vous préféré ?" Elles évoquent, sans jamais les nommer, leurs compagnons, rencontrés à quelques jours d'intervalle, loin des vignes. "Mais, s'amuse Catherine, le mien a tout de même un métier de bouche... Il est dentiste." Le domaine passe pourtant avant toute chose. Et dans l'esprit des amateurs, ces deux hommes-là n'existent pas.
Ce sont elles qui règnent dans les chais et sur les marchés. Conscientes de l'attrait de leurs vins et de leurs déjeuners. Tout juste imaginent-elles leurs fils rallier le domaine et les étiquettes afficher dans quelques dizaines d'années "Faller, frères et cousins."
Raphaëlle Bacqué, Le Monde
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06.08.2008
Anne Schlumberger : portrait d'une femme mécène
Ernst, Brauner, Picasso, Laurens, Lalanne et les autres... De ces noms est composé le panthéon personnel d'Anne Schlumberger (1905-1993), l'une des rares femmes mécènes du XXe siècle. La ville de Dinan expose jusqu'au 28 septembre une partie de sa collection privée au Centre de rencontres économiques et culturelles (CREC).
Schlumberger et l'or noir
Si son nom est habituellement associé à l'entreprise pétrolière Schlumberger Limited, ce n'est pas une simple coïncidence. Née en 1905, Anne fut la fille du célèbre industriel alsacien Conrad Schlumberger qui, avec son frère Marcel, fonda la Société de Prospection électrique, devenue la multinationale que l'on connaît aujourd'hui.
L'art avait cependant une place prépondérante dans cette famille de scientifiques. Toutes trois mariées à des ingénieurs, Anne et ses deux soeurs suivaient leurs maris dans leurs expéditions de forage et devinrent ainsi les trois bonnes fées des musées du monde.
Amoureuse de l'art et amie fidèle des artistes
Issue d'une famille aisée, Anne Schlumberger a mis sa vie et sa fortune au service de l'art, de l'éducation et de la science. Elle se lia d'amitié avec Laurens, Brauner, Ernst, Giacometti ou encore Dubuffet. Ce fut au gré de ces rencontres qu'elle constitua sa propre collection d'oeuvres d'art. Elle fonctionnait sur coup de coeur. Si un tableau ou une sculpture lui plaisait, elle en faisait l'acquisition sur le champ.
La Fondation de Treilles : l'oeuvre de sa vie
Après avoir établi une vingtaine de bibliothèques pour enfants en Grèce, elle hérita du domaine de Treilles qui abrita sa fondation. Ce domaine de 300 hectares devait avoir selon elle "une fonction d'utilité publique", se souvient Danièle Giraudy, conservateur général du patrimoine de la Fondation de Treilles et commissaire de l'exposition. En 25 ans, elle fit de ce lieu un havre de paix où s'organiseront colloques entre artistes, rencontres avec des boursiers et recherches scientifiques.
Faire voyager l'art
Danièle Giraudy nous décrit Anne Schlumberger comme "douce, généreuse mais déterminée". À sa mort, en 1993, elle souhaite que sa collection prenne la forme d'une exposition itinérante. C'est ainsi que, depuis 2005, celle-ci voyage à travers le monde.
Après Dinan, direction le musée Max Ernst à Brühl (Allemagne), avant de partir pour le Canada, le Luxembourg et enfin l'Asie en 2009. On ne peut que souhaiter bon voyage et longue vie aux coups de coeur de cette femme mécène.
Marie-Hélène Paramelle
Le Point
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