Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/12/2013

Compte-rendu du Café de Flore de Femmes 3000 du 05/02/2013 : Francine LECA, chirurgienne, présidente de Mécénat Chirurgie Cardiaque-Enfants du monde

Par Monique Raikovic (email) | Télécharger la version pdf

photo_leca_petit_mail.jpgDense, directe et décidée, Francine LECA impose avec naturel sa présence à notre auditoire qu’elle parcourt d’un regard malicieux avant d’aborder la cause qu’elle ne se lasse pas de défendre : le développement de l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque-Enfants du monde qu’elle a créée avec l’aide de Patrice Roynette, son filleul. Présenter cette association implique, bien entendu qu’elle parle de sa carrière de chirurgienne, ce qu’elle fait volontiers exprimant avec simplicité sa passion pour son métier. Une grande dame, Francine Leca… et une conteuse !

« Première femme spécialisée en Chirurgie cardiaque en France, le Professeur Francine Leca, ancienne interne des Hôpitaux de Paris, a été chef de service de Chirurgie cardiaque à l’hôpital Laennec jusqu’en 1989, puis à l’hôpital Necker jusqu’en 2003, enfin, à l’hôpital européen Georges Pompidou jusqu’en septembre 2006 », a rappelé Christiane Legrain. Soit trente-cinq années passées dans les blocs opératoires des services de Chirurgie cardiaque des hôpitaux parisiens de l’Assistance publique et plus de 6000 enfants et adolescents opérés ! Où trouver en soi une telle réserve d’énergie pour exercer aussi longtemps un métier  aussi exigeant ? Dans la passion qui, seule, permet de résister à la fatigue et au stress, évidemment.  Une passion professionnelle parfaitement maîtrisée, d’où l’impression de calme, de mesure mais aussi d’autorité qui émane de cette « Patronne ». Aujourd’hui, Francine Leca n’opère plus qu’une fois par semaine à l’hôpital européen Georges Pompidou. Ce qui lui laisse plus de temps pour défendre l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque –Enfants du monde qu’elle a créée en 1996.

Lire la suite

18/12/2013

Compte-rendu du Café de Flore de Femmes 3000 du 02/10/2012 : Saïda DOUKI DEDIEU, Professeure émérite de Psychiatrie. L'égalité entre les genres : un enjeu de santé, de développement et de démocratie

Ce compte-rendu a été rédigé par Monique Raikovic (email)

Télécharger le compte-rendu en pdf

Saïda 1.jpgProfesseure émérite de Psychiatrie à la faculté de Médecine de Tunis, forte de toute une vie professionnelle d’observation des souffrances des individus aux prises avec des traditions sclérosées et, surtout, non conformes au message du Coran, cette Tunisienne n’a pas attendu la Révolution du jasmin pour démontrer combien étaient fragiles les acquis garantis par les lois de l’ère Bourguiba. Elle est venue nous dire son inquiétude pour l’avenir des femmes mais aussi des hommes de son pays. Un message plus que jamais d’actualité en cette rentrée 2013. 

Femmes 3000 doit à la journaliste Agnès de Préville, d’avoir pu recevoir au Café de Flore le Professeur Saïda Douki Dedieu. Et, d’emblée, cette journaliste a mis l’accent sur le charisme de son amie tunisienne en ces termes: « À Carthage, lors d’un congrès consacré aux femmes et à la Révolution tunisienne, les organisateurs t’ont présentée en ces termes : ‘Saïda a l’art d’aimer et d’être aimée’ ». Puis elle s’est faite sa présentatrice : « Tu partages ta vie entre Tunis où tu as gardé un pied dans le service hospitalier que tu as longtemps dirigé et Lyon où tu résides le reste du temps et occupes une charge d’enseignement à la faculté de Médecine. Tu as fondé la Société psychiatrique tunisienne et occupé d’autres importantes fonctions dans le secteur de la Psychiatrie en Tunisie. Enfin, et avant tout, comme tu le soulignes volontiers, tu es une ‘fille de Bourguiba’. Outre que tu es, comme lui, originaire de Monastir, tu as pu bénéficier du statut des femmes voulu par lui et institué sous sa Présidence ». 

« La Tunisie sort de vingt-quatre années de dictature, a ajouté Agnès de Préville. Elle fait figure, aujourd’hui, de laboratoire de démocratie. On en suit les événements avec espoir et inquiétude. »

C’était il y a un an.

Lire la suite

11/12/2013

Compte-rendu du Café de Flore de Femmes 3000 du 04/06/2013 : Virginie GUYOT, pilote de chasse de l’armée de l’air française

Ce compte-rendu a été rédigé par Monique Raikovic (email)

Télécharger le compte-rendu en pdf

2010-10-13 Poster PAF A Vguyot v2_2-1.jpg« Quand on aime [un  projet], il faut y aller et tout tenter pour arriver à ses fins », tel est le conseil que donnerait à une jeune fille désireuse de devenir pilote de chasse, le Commandant Virginie Guyot, première femme à avoir intégré la Patrouille de France puis à en être devenue le leader. C’était le 25 novembre 2009. Elle était alors la première femme dans le monde à prendre le commandement d’une patrouille acrobatique.

Le salon du premier étage du Café de Flore était encore presque désert quand y est entrée une jeune femme dont la silhouette indiquait clairement que l’enfant qu’elle portait n’allait pas tarder à naître. « Vous venez pour la conférence ? » lui a demandé Jacky Zénouda – « Oui. » - « Dans ce cas, voulez-vous inscrire votre nom ici, sur le liste de présence des adhérentes, s’il vous plaît ? »- « Mais… C’est moi qui doit intervenir ! » - « Ah ! Vous êtes … ! »  Notre ami Jacky Z., pourtant habitué à accueillir des « femmes exceptionnelles », ne s’attendait pas à ce que la femme au trophée « Femme en or  2010 » dans la catégorie « femme d’exploit », l’officier de l’air âgée de 37ans totalisant  2100 heures de vol et ayant rempli soixante-seize missions de guerre, soit une calme et charmante jeune femme-ingénieur plus soucieuse de ce qu’elle fait que de ce qu’elle paraît. Manifestement, il attendait « une femme-pas-comme-les-autres » !...

Chantal Desbordes, Vice-Présidente de la Fédération Femmes 3000 et première femme à avoir accédé au rang d’amiral dans la Marine nationale française, sait bien quant à elle, que les armées d’aujourd’hui disposent de matériels qui nécessitent plus de compétences techniques que de vigueur physique. Elle sait aussi, comme elle l’a rappelé d’emblée, que « Pour réussir  dans un métier traditionnellement masculin et y réaliser une première, il faut avoir été motivée très tôt », c’est-à-dire avoir su très jeune ce qu’on voulait devenir. Pour cela il faut avoir eu précocement conscience de ses capacités et un caractère bien trempé pour se lancer et ne pas lâcher aux premiers doutes, aux premières difficultés.

Et les propos de Virginie Guyot sont venus conforter  cette assertion de Chantal Desbordes.

Écoutons-la.

Lire la suite

04/12/2013

Compte-rendu du Café de Flore de Femmes 3000 du 11/09/2012 : Nathalie RHEIMS, écrivaine. «Laisser les cendres s’envoler»

Nathalie RHEIMS email petit.jpg

Nathalie Rheims est venue présenter le 11 septembre 2012 au Café de Flore de Femmes 3000 son roman intitulé « Laisser les cendres s’envoler », paru aux éditions Léo Scheer.  C’était, alors, son quatorzième et dernier ouvrage publié. Sans doute un quinzième est-il en préparation car cette auteure nous a dit ne plus pouvoir vivre sans écrire. Comme tout écrivain, elle puise la matière de ses récits dans son imaginaire qu’alimentent continument ses sentiments, ses expériences, sa culture, sa vie en somme.

Vous trouverez ci-dessous le compte rendu associé, rédigé par Monique Raikovic (email)

Télécharger le compte-rendu en version pdf

UN ROMAN EST TOUJOURS UNE FICTION, À LA RIGUEUR, UNE AUTOFICTION.

La couverture du livre de Nathalie Rheims au titre mélancolique de « Laisser les cendres s’envoler » porte la mention « roman ». En définissant ainsi ce récit, l’éditeur indique au lecteur qu’il ne s’agit ni d’une autobiographie, ni d’un reportage journalistique, ni bien entendu, d’un témoignage destiné à un quelconque tribunal ! Certes… Mais, le personnage principal s’exprime à la première personne. D’où la propension irrépressible  du lecteur à voir l’auteure en ce personnage et ce, d’autant plus spontanément que le peu  qu’on sait de la vie de Nathalie Rheims se prête à ce rapprochement. 

Lire la suite

22/07/2013

Compte-rendu du Café de Flore de Femmes 3000 du 5 juin 2012 : Invitée : Faroudja AMAZIT ou « Le vent de la liberté souffle où il veut »

Faroudja Amazit.jpg

«  Mes larmes invisibles m’ont donné la force de dire oui à cette liberté » Faroudja Amazit

 « J’entends m’adresser aux femmes de toutes les cultures – car la souffrance n’a pas de couleur – et tout particulièrement aux femmes musulmanes, afin d’éveiller leur conscience et de leur permettre de ne plus avoir peur d’être ‘des femmes visibles’ » précise Faroudja Amazit en avant-propos aux « Larmes invisibles[1] », ce récit de sa vie  qu’il lui a été nécessaire de coucher sur le papier. Ce message ne pouvait laisser indifférente Femmes 3000 dont l’objectif est justement d’œuvrer à favoriser la visibilité des femmes dans notre société. C’est ce qu’a pensé, en lisant ces lignes,  Chantal Desbordes qui a souhaité aussitôt inviter cette jeune femme à un des mardis du Café de Flore de Femmes 3000

Et Faroudja Amazit est venue, acceptant  volontiers de répondre aux questions de Chantal Desbordes. D’emblée, cette jeune quadragénaire séduit par la vigueur de son allure, la franchise de son regard, la spontanéité de son sourire. Tout dans son maintien affirme la satisfaction d’être ce qu’elle est, là où elle est. L’expression de « beauté épanouie » lui convient parfaitement. Si j’insiste ainsi sur l’atmosphère qui émane de Faroudja Amazit, c’est parce que son passé aurait pu la détruire. Il a fallu qu’elle ait en elle, un solide appétit de vivre pour espérer en l’avenir envers et contre tout ! Écoutez plutôt :

Compte-rendu rédigé par Monique RAIKOVIC

Télécharger la version pdf du compte-rendu

Lire la suite

02/04/2013

(Paris) Compte-rendu du Café de Flore de la Fédération Femmes 3000 du 15/05/2012 : Laurence HEZARD, Directeur Général de GrDF

Compte-rendu rédigé par Monique RAIKOVIC

Télécharger la version pdf

L HEZARD.jpgLaurence Hézard ne sort ni de l’ENA, ni de Polytechnique, ni d’HEC, ni de l’Ecole Normale Supérieure, mais de l’Université où elle a cultivé son goût pour le latin, le grec et le sanscrit. Comment, avec de tels « handicaps » – être une littéraire et femme de surcroît – a-t-elle pu accéder au poste de Directrice Générale de GrDF, l’organisme gestionnaire du réseau de distribution de gaz en France ? Certes, il n’y avait pas d’autre candidate pressentie pour ce poste, mais des candidats si,  il en existait plusieurs…

Madame la Directrice Générale de GrDF  a le charme discret d’une quadra élégante et posée. Réservée et à l’aise tout à la fois, elle attend nos questions, un peu amusée, peut-être, professionnelle surtout. Il émane de Laurence Hézard une indubitable sérénité. On l’imagine aisément dans une bibliothèque, traduisant un texte, vérifiant une expression dans le Bailly ou manipulant de vieux manuscrits. « Je n’avais pas d’attirance particulière pour le monde de l’entreprise, même si cette réalité faisait partie de mon environnement familial car mon père dirigeait un grand groupe industriel […] La littérature mais surtout les langues anciennes me passionnaient.[…] Ce qui m’attirait c’était la recherche et l’édition »,  explique-t-elle d’ailleurs, dans un de ses entretiens avec Vianney Aubert[1] où celui-ci pointe le caractère insolite de sa carrière, compte tenu de son parcours universitaire.

Lire la suite

24/12/2012

Compte-rendu du Café de Flore de la Fédération Femmes 3000 du 03/04/2012 : Karine BERGER, économiste, députée des Hautes Alpes

Nous publions ci-dessous le compte-rendu du Café de Flore de la Fédération Femmes 3000 du 3 avril 2012 : notre invitée était Karine BERGER, économiste, co-auteure de Les Trente Glorieuses sont devant nous. Elle est devenue depuis députée des Hautes-Alpes. Ce compte-rendu a été rédigé par Monique RAIKOVIC (email)

Télécharger le compte-rendu complet en format pdf

AVT_Karine-Berger_4994.jpeg« Il faut enrayer l’épidémie de sinistrose qui ronge notre pays. Nous ne sommes pas encore morts ! La France possède les ressources nécessaires pour relever ce défi. Et nous pensons que notre génération est responsable de la suite », nous a dit Karine Berger, polytechnicienne, économiste, députée des Hautes Alpes et âgée de 39 ans. Alors, elle n’était encore que candidate à la députation. Depuis, elle a été élue. La voici passée de la théorie à la pratique ! Revenons sur ses propos pour pouvoir mieux la suivre dans son devenir politique.

Dans le quotidien le Monde en date du 17 juillet 2012, la journaliste Hélène Bekmézian écrivait, sous le titre, « La pédagogie pour premier mandat » : « Avec leur profil très intello, Karine Berger, Valérie Rabault […]veulent faire la promotion du programme Hollande. »

Lire la suite

08/08/2012

Compte-rendu du Café de Flore de Femmes 3000 du 6 mars 2012. Invité : Dr. Frédéric SALDMANN. la vie et le temps

Frédéric Saldmann.jpg

Par Monique Raikovic - Email - Télécharger le compte-rendu en pdf

Frédéric Saldmann est venu nous présenter son « Ordonnance pour vivre longtemps en bonne santé », recueil d’observations, de réflexions et de conseils rassemblés sous le titre « La vie et le temps[1] ».

                « Se préserver du vieillissement est bien davantage qu’une tentation, aujourd’hui. C’est devenu un combat ! »,  a rappelé Christiane Degrain en accueillant Frédéric Saldmann. Elle, formulait ainsi ce que nombre d’entre nous se répètent le matin en affrontant leur image dans les glaces de leur salle de bain. Car le monde du travail, dans nos sociétés industrialisées, met volontiers au rebus tant les machines que les individus qui paraissent « usés », quelles que soient les qualités dont ceux-ci font encore preuve! Il nous faut donc avancer en âge en nous gardant de vieillir trop vite. Un souci que partagent  nos partenaires masculins, ce qui explique, sans doute, qu’ils soient venus plus nombreux qu’à l’ordinaire écouter notre invité de ce mois de mars !  Et puis, par delà nos vies professionnelles, ceux que nous aimons attendent aussi de nous que nous ne devenions pas trop rapidement de vieux tacots, fort sympathiques sans doute, mais tacots quand même…

Lire la suite

18/07/2012

Compte-rendu du Café de Flore de Femmes 3000 de décembre 2011. Invitée : Marthe MERCADIER, artiste

Marthe_Mercadier_2010.jpg

Par Monique Raikovic - email | Télécharger la version pdf du compte-rendu

 « La vie est une plaisanterie qui ne peut que mal finir, Ce qui est étonnant, ce n’est pas que cette certitude puisse nous déprimer mais, qu’il n’y est pas davantage de cas de dépression ! », relevait un jour le Professeur Jean Delay devant ses étudiants en Psychiatrie, soulignant du même coup combien nous tenons à cette vie. « Mais encore faut-il savoir l’aimer. » est venue nous dire la comédienne Marthe Mercadier.

Accompagnée de son attaché de presse, elle est arrivée au Café de Flore, menue et vive, toute vêtue de noir, mais d’un noir qui faisait des étincelles : cuissardes vernissées et veste courte sur polo pailleté d’or ! « Excusez ma tenue qui peut vous paraître ridicule, nous a-t-elle lancé de sa voix enrouée. Mais je sors d’un enregistrement pour une émission télévisée en préparation pour le prochain nouvel an. Les paillettes s’imposaient donc. Et je n’ai pas eu le temps de me changer avant de vous rejoindre ici ! En ce moment, je lance mon livre à travers la France et trouver un moment pour venir vous voir n’était pas évident. Mais j’y tenais. Alors tant pis pour les paillettes ! Je suis si heureuse de vous rejoindre dans cette maison, dans ce quartier qui, à la sortie de la guerre, a incarné la liberté retrouvée pour pas mal de jeunes gens, dont j’étais… Nous avions eu si peur et tellement faim… Là, à Saint-Germain des Prés, nous avons explosé. Nous dressions des barrages de chaises sur la place, sur le boulevard, pour danser et chanter. Ce coin de Paris, nous l’avions annexé et on nous laissait faire. Puis, nous nous sommes assagis… Maintenant, vous savez pourquoi j’aime tant ce quartier, ce café de Flore ! »

Lire la suite

27/06/2012

Compte-rendu du Café de Flore de Femmes 3000 du 08/11/2011 avec Elena Fourès : le leadership au féminin

Par Monique Raikovic - email  | Le compte-rendu en version pdf

elena foures.jpgInvitée au Café de Flore de Femmes 3000 le 8 novembre 2011 à venir nous parler du « leadership au féminin »[1], sujet qu’elle connaît bien et auquel elle a consacré un livre publié sous ce titre, Éléna Fourès[2] nous a rapidement convaincues qu’aujourd’hui encore, en Europe, dans le monde de l’Entreprise, le leadership obéissait exclusivement à des codes masculins. Consultante en Gouvernance multiculturelle, riche de vingt-neuf années de pratique sur trois continents, Éléna Fourès considère qu’avant d’être factuel, ce système de gouvernance des entreprises relève de notre mode d’être en société, c’est-à-dire de nos habitudes culturelles. « Le plafond de verre à abattre en priorité est celui qui se trouve dans nos têtes ! » résume-t-elle.

La personnalité de cette consultante internationale en gouvernance multiculturelle s’est forgée au sein d’une culture autre que la nôtre : en effet, Éléna Fourès a vu le jour en 1952 en Union soviétique. De parents architectes, elle dit « avoir grandi dans une famille typique de l’intelligentsia moscovite », d’alors. « Dès 1918, en Union soviétique, les femmes se sont vues accorder des droits identiques à ceux des hommes », rappelle-t-elle. « Quand je suis née, deux générations de femmes m’avaient précédée dans le monde du travail. Et, il m’était donné de croiser quotidiennement des femmes occupant les fonctions les plus diverses. Ainsi, dans la rue, en plein hiver, par moins 30°, je voyais des femmes à la manœuvre sur de hautes grues. Je savais aussi qu’à l’Université de Moscou, il y avait beaucoup plus de candidates que de candidats pour chaque place disponible. Et tous les gynécologues étaient des femmes. Il a fallu que je vienne en France pour réaliser que des hommes pouvaient exercer cette spécialité médicale ! ».

Lire la suite