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24/06/2011

Frédérique CLAVEL, fondatrice de Paris Pionnières et de Fédération Pionnières - Compte-rendu par M. Raikovic du Café de Flore de la Fédération Femmes 3000 du 5 avril 2011

Frédérique CLAVEL.jpgDans les années 2000, Frédérique Clavel a relevé l’absence d’incubateurs1 de projets innovants, adaptés aux attentes des femmes désireuses de créer une entreprise. Encouragée par Femmes 3000 et, plus particulièrement, par Marie-José Grandjacques, Présidente Fondatrice de notre Fédération, elle a entrepris de remédier à cette carence et, en 2005, elle a lancé Paris Pionnières2.

Frédérique Clavel a célébré les six ans d’existence de Paris Pionnières, son modèle d’incubateur, en compagnie des adhérentes de Femmes 3000 venues l’écouter au Café de Flore en ce premier mardi d’avril 2011. « Combien d’entre vous sont-elles entrepreneures ? », leur a-t-elle demandé d’emblée. Sept auditrices ont levé la main. Mais, peut-être, étaient bien plus nombreuses celles qui souhaitaient le devenir sans parvenir à matérialiser leur ambition et qui avaient besoin d’écouter cette authentique accoucheuse de projets d’entreprises portés par des femmes ! Nous publions ci-dessous le compte-rendu de la soirée rédigé par Monique Raikovic.

Retour sur un parcours

« Je suis née dans une famille de la moyenne bourgeoisie  française, rapporte-t-elle. Entourée de garçons, frères et cousins, j’ai été élevée comme eux, dans un foyer où père et mère travaillaient au dehors et partageaient les tâches domestiques à la maison. » Après ce qui apparaît, à travers ce bref résumé, comme une enfance et une adolescence sereines, dans un milieu adapté aux évolutions de notre société, Frédérique Clavel a poursuivi des études supérieures de Management DE Normandie au Havre. Puis, elle a découvert le monde du travail, d’abord comme cadre commercial dans la sphère bancaire, ensuite, comme cadre financier dans un grand groupe de distribution.


Bien entendu, elle s’est trouvée confrontée dans l’une et l’autre de ces situations à sa situation de femme dans un univers économique largement dominé par les hommes. Ainsi, appréciée pour sa compétence, son efficacité, elle s’est vue refuser une augmentation de salaire, accordée à un collaborateur moins brillant mais masculin, sous prétexte qu’elle n’avait pas de charge de famille !  Et, quand, à 28 ans, toujours sans enfant, elle a décidé de réorienter sa carrière, elle s’est entendu conseiller par une chasseuse de têtes, de ne jamais parler de ce problème et de répondre par la négative à l’employeur éventuel qui lui demanderait à tout coup si elle envisage une maternité, à court ou moyen terme. « Mais quand mon futur patron m’a posé cette question, très spontanément, je lui ai dit qu’effectivement j’espérais des enfants et que je donnerai la priorité à mes maternités dans mes préoccupations et l’organisation de mes activités ! Et bien, cet homme m’a quand même embauchée, faisant mentir la règle générale ! » Tant il est vrai que toute réussite professionnelle nécessite du talent, du travail mais, aussi, de la chance, comme le démontre cette anecdote de même que tous les récits de nos invitées du premier mardi du mois au café de Flore…

C.Degrain-F.Clavel 2.jpgAutre aspect fructueux de cette carrière dans de grandes sociétés, Frédérique Clavel a pu consolider les acquis d’une expérience forgée sur le terrain grâce à la possibilité qui lui a été offerte d’approfondir ses connaissances théoriques : « Après quinze années de travail en entreprise, rapporte-t-elle, j’ai eu la chance de pouvoir suivre un cursus universitaire – « International Executive Program » de l’INSEAD – . Cette pose studieuse m’a permis d’analyser et de consolider les acquis de mon expérience professionnelle, de réfléchir à ce qu’on fait et de comprendre pourquoi on fait ce qu’on fait. »

Devenue maman de deux jeunes enfants et constatant que la vie professionnelle dans les grandes entreprises ne permettait pas la souplesse nécessaire à la gestion de certaines étapes de vie , Frédérique Clavel a renoncé à son statut de cadre de grande entreprise et fondé sa propre « PME », Fincoach, une structure d’accompagnement des stratégies financières des entreprises. « C’était en 2000, l’année où j’ai rencontré Femmes 3000 et Marie-José Grandjacques, précise-t-elle. Nous avons réalisé que dans les incubateurs classiques déjà existant en Île-de-France, seuls 5% des projets d’entreprise ainsi soutenus et amenés à maturation, appartenaient à des femmes. Nous nous sommes dit qu’il fallait remédier à cette carence et pour cela, en analyser les causes afin de proposer un modèle d’incubateur répondant aux attentes des femmes porteuses de projets innovants. »

Incubation d’un incubateur répondant aux attentes des femmes

Une telle démarche exigeait une expérience tant commerciale que financière du monde de l’entreprise et une bonne analyse de la place occupée sur le marché par les petites et moyennes entreprises, espace où semblaient se développer la plupart des sociétés déjà mises en place par des femmes. Du fait même de son parcours et aussi, sans nul doute, d’un sens de l’observation doublé d’un solide bon sens, Frédérique Clavel était bien armée pour élaborer de bonnes hypothèses susceptibles de déboucher sur de bonnes conclusions. Elle a ainsi observé que les incubateurs existant s’intéressaient surtout à des projets portant sur des domaines technologiques de pointe - celui des biotechnologies, notamment - alors que les entreprises créées par des femmes se rencontraient surtout dans le domaine des services, domaine d’ailleurs créateur d’emplois actuellement. Or, il n’existait pas le moindre incubateur se rapportant à des projets innovants portant sur ce secteur pourtant en plein développement. Probablement parce que d’une part, les incubateurs classiques relevaient surtout d’universités et de grandes écoles d’ingénieurs et que, d’autre part, les aides au financement existantes allaient majoritairement à des innovations technologiques. Frédérique Clavel a donc décidé de se positionner sur le créneau délaissé des services. Forte de ces certitudes, elle a su convaincre quelques femmes d’être ses coéquipières dont Marie Christine Bordeaux, actuelle dirigeante de Paris Pionnières, dans la conception d’un incubateur consacré à la maturation de projets innovants dans les services et permettant, de ce fait, de décliner l’entrepreneuriat au féminin.

Naissance de Paris Pionnières

Zone de Texte: « Une jeune créatrice d’entreprise
n’est pas forcément une femme jeune. » Frédérique CLAVELLe passage de l’idée à l’outil implique des moyens financiers. Mais le projet de Frédérique Clavel répondait avec une telle évidence à une carence qu’elle a trouvé les soutiens nécessaires auprès d’hommes politiques soucieux de la vie des petites et moyennes entreprises et ce, indépendamment de leurs orientations idéologiques. « Christian Sautter3 nous a fait confiance et nous a aidées à trouver des financements, relate-t-elle. Nous avons démarré dans 160m2 et, aussitôt, nous avons rempli notre incubateur, notre offre ayant manifestement suscité l’éclosion d’une attente qui ne demandait qu’à s’exprimer. Trois ans après notre démarrage, le pourcentage des projets de création d’entreprise émanant de femmes dans les incubateurs d’Île-de-France, était passé de 5% à 20% ! Á l’instigation des Pouvoirs publics et avec le soutien du Ministre Hervé Novelli4, nous avons donc étendu notre action au plan national en créant Fédération Pionnières5 dont Marie-Claude Gleize, présente, ici, aujourd’hui, est la Déléguée Générale. »

Profil d’une bonne candidate selon Fédération Pionnières

Que toute adhérente - ou mère ou fille d’adhérente - de Femmes 3000 qui a en tête un projet dans lequel elle croit fermement parce qu’elle pense qu’il vient combler un manque dans le domaine des services, sache que ni l’âge, ni le diplôme ne sont des critères primordiaux d’admission à l’incubateur Paris Pionnières ni aux incubateurs provinciaux de Fédération Pionnières : « Les dossiers qui nous sont adressés émanent toujours de jeunes créatrices mais non obligatoirement de jeunes femmes ! Relève Frédérique Clavel, qui précise que les âges des postulantes s’échelonnent, entre 22 et 60 ans. « L’âge n’est pas un problème, insiste-t-elle. Les jeunes ont de l’énergie à revendre mais l’âge permet de faire jouer une expérience et des réseaux. Le diplôme n’en est pas un non plus. Certes, les anciennes élèves de grandes écoles sont nombreuses parmi nos candidates, poursuit-elle, mais nous nous intéressons davantage à leur talent et à la solidité de leur motivation qu’à leur bagage universitaire. ».Frédérique Clavel pointe néanmoins la prépondérance des 30-40 ans parmi les porteuses de projet. « Beaucoup de femmes de cette tranche d’âge, veulent concilier vie professionnelle et vie familiale. Or il est plus facile d’y parvenir quand on est entrepreneure, parce qu’on est alors maître de son temps »estime-t-elle, tant il doit lui paraître évident qu’une personne incapable de gérer son temps est également inapte à la direction d’une entreprise et ne saurait rentrer dans la catégorie des femmes auxquelles elle s’adresse !

Fédération Pionnières, c’est aussi un programme de pré-incubation

Bien entendu, outre le problème des enfants, les femmes d’aujourd’hui ont encore à faire face à un conditionnement qui peut entraver leur soif de créer dans le domaine de l’entreprise. « Il nous faut bousculer bien des idées reçues pour faire admettre aux femmes de prendre le leader- ship, déplore Frédérique Clavel. Á compétence égale, les femmes ont un ego beaucoup moins fort que les hommes. Elles souffrent fréquemment d’un déficit de confiance en elles. Nous travaillons beaucoup sur des référents susceptibles de stimuler l’imaginaire de nos futures entrepreneures, de les amener à positiver leur rôle professionnel de leader.» Il s’agit, là, en somme, d’un accompagnement psychologique venant renforcer le travail d’élaboration d’un bon business plan, objectif essentiel de la phase de pré-incubation. Et Frédérique Clavel de résumer : « Ce programme de pré-incubation a pour but d’aider les candidates à réaliser un bon business plan, grâce à des séances de coaching, des ateliers de travail qui leur permettent de vérifier que leur projet est, entre autres caractéristiques, cohérent, réalisable financièrement et susceptible d’intéresser une clientèle solvable ».

Fédération Pionnières n’accompagne pas directement les projets au plan financier. « Nous aidons nos candidates à construire un business plan réaliste, fonctionnel. Puis nous les mettons en relation avec un réseau de financements publics et privés, lesquels sont membres de notre Comité de Sélection des projets.» explique-t-elle. Tout se joue donc sur la qualité du business plan. D’où l’importance de ce temps de pré-incubation, lequel peut durer de trois à six mois.

La plupart des projets soumis à Fédération Pionnières concernent le domaine du développement durable et celui du e-commerce, beaucoup plus rarement le domaine des technologies. Et, comme il a été déjà signalé plus haut – mais certaines redites sont parfois utiles -, en France, l’aide financière publique au démarrage de projets innovants est réservée aux domaines des technologies, alors qu’il existe des niches d’innovation, créatrices d’emplois dans les services ! Une situation à laquelle il est nécessaire de remédier.

C’est pourquoi Frédérique Clavel n’a pas manqué de faire valoir que les aides financières à l’innovation devraient inclure à l’avenir le secteur des services, lorsque, le 8 mars 2011, elle a été du nombre des douze femmes - quatre dirigeantes de grandes sociétés, quatre présidentes d’associations et quatre entrepreneures - invitées à participer, à l’Élysée, à une réunion de travail animée par le Président de la République, Nicolas Sarkozy.

Zone de Texte: « Être entrepreneure, c’est être maître de son temps. »
Frédérique CLAVELEt pour aider plus efficacement les petites entreprises à se lancer, en plus de FinCoach, qu’elle continue de gérer, Frédérique Clavel a fondé en 2010 Mix For Value SAS, une compagnie d’investissements associant investisseurs actifs et à valeur ajoutée aux compétences existantes de nouveaux entrepreneurs engagés dans le service innovant. « Quand elle démarre, une société a besoin de stock. Or, les banques ne sont jamais là, à ce moment là ! Il faut donc que les fonds à l’amorçage existant soient mis aussi à la disposition des petites entreprises ! » soutient-elle.

La sélection par les membres du Comité de Sélection, dont certains sont des financeurs potentiels, est très rigoureuse : « sur 1500 dossiers, rapporte Frédérique Clavel, nous avons accompagné en pré-incubation 120 projets qui nous ont paru porteurs d’entreprises nouvelles et créateurs d’emplois. Sur ces 120 projets, 35 ont permis à leurs créatrices d’intégrer l’incubateur – lequel offre l’hébergement du projet innovant pour la durée de sa mise en œuvre - après avis du Comité de Sélection. Nous sommes exigeantes et notre parrainage n’est pas toujours doux ! avertit-elle. Disons que nous restons néanmoins bienveillantes » On peut supposer, par ailleurs, que la période de pré-incubation permet à nombre de projets non sélectionnés de se préciser, de se restructurer.

La « philosophie » de Fédération Pionnières

Un projet soumis à Fédération Pionnières ne doit pas obligatoirement avoir été élaboré par une femme, mais une femme doit toujours en être le leader. « Et nous acceptons volontiers la participation des hommes au financement ! » précise en riant Frédérique Clavel avant d’ajouter : « Pour nous, ce qui compte, à terme, c’est la mixité à tous les échelons de l’entreprise, parce qu’elle seule, permet une authentique complémentarité des talents. Lors de la réunion de travail à l’Élysée en mars dernier, Nicolas Sarkozy nous a dit qu’il était très content d’avoir pu imposer les quotas dans les Conseils d’Administration mais qu’il n’avait pas envie d’imposer cette règle dans tous les domaines, au risque de figer la société et d’empêcher la qualité de primer sur la quantité. Certains objectent que c’est là, de la discrimination positive. Je leurs réponds : ‘Supprimez donc la discrimination négative à l’origine de cette discrimination positive !’ »

Demain, un club national, voire international, des « Pionnières »

Un accompagnement aussi attentif crée des liens entre accompagnées et accompagnatrices, est favorable au développement d’un réseau de femmes entrepreneures. Il n’est donc pas surprenant d’entendre Frédérique Clavel déclarer : « Nous avons décidé de rester en contact avec toutes les femmes sélectionnées. D’où notre projet actuellement en chantier d’un Club national des pionnières, voire international... Si Fédération Pionnières a une âme, il s’agit d’une âme collective et coopérative. Je ne crois pas à la vie de grands projets qui ne susciteraient pas de rencontres. Ainsi, avons-nous rencontré Marie Christine Bordeaux dès 2003, puis Marie-Claude Gleize, de la Caisse des Dépôts et Consignations, laquelle a eu envie de nous apporter son concours. Être des Pionnières repliées sur nous-mêmes n’aurait aucun sens ! Notre carnet de route fixé en relation avec le Ministère du Commerce et de l’Industrie impliquait notre développement à l’échelon national. Nous avons effectivement été sollicitées par la Normandie, la Côte d’Azur, la Bretagne, les pays de Loire Atlantique et le Nord pour y introduire notre concept d’incubateur plus spécifiquement destinés à des projets de femmes. Puis, nous avons rencontré des Femmes Chefs d’entreprise Marocaines à Casablanca et notamment Saloua Karkri BELKEZIZ, fondatrice de l’AFEM, qui ont monté depuis 2006, Casa Pionnières . Elles  ont eu accès à des fonds d’aide internationaux et à des fonds privés de source locale, islamique comprise. Elles sont déterminées et pleines d’espoir pour leurs projets d’entreprises. Récemment, nous avons été approchées par la Mairie de Paris qui nous a demandé de nous intéresser aux femmes tunisiennes… Plus près de nous, Zone de Texte: « L’objectif à terme de Fédération Pionnières : la mixité à tous les échelons de l’entreprise, sans mixité, pas de complémentarité des talents! »
Frédérique CLAVELLuxembourg Pionnières vient de s’ouvrir tandis qu’un projet d’incubateur Pionnières démarre en Belgique. Nous sommes aussi entrées en relation avec des femmes d’Arabie Saoudite qui ont monté un centre de ressources destiné aux femmes plutôt qu’un incubateur proprement dit. Nous comptons organiser, cette année, une manifestation qui permette rencontres et échanges entre toutes ces pionnières ! ».

Outre des liens, le succès de ces accompagnements suscite la fierté de Frédérique Clavel, laquelle mentionne avec satisfaction et admiration la réussite de cette entreprise biotechnologique de nettoyage industriel sortie de l’incubateur Paris Pionnières et dont le fonctionnement a séduit les Suédois, ou bien la dizaine d’entreprises qui ont embauché, chacune, une vingtaine de personnes en Île-de-France.

Si vous avez un projet d’entreprise en tête et une mentalité de gagneuse sachez qu’un incubateur vous attend peut-être à Paris ou, déjà, dans votre région ! Et qu’alors, vous ne vous sentirez plus jamais seule, mais serez admise dans la société des « Pionnières » !

Monique Raikovic

 


 

1Incubateur : structure permettant la maturation d’un projet innovant, en amont de la création de l’entreprise porteuse de la concrétisation du projet. Les divers services mis à la disposition du porteur de projet permettent à celui-ci de donner le jour à son entreprise dans les meilleures conditions possibles. Il s’agit toujours d’un accompagnement personnalisé. L’incubateur permet notamment l’hébergement du projet, une première adresse en somme et les outils de travail qui vont avec. Il se différencie de la pépinière d’entreprise, laquelle offre moins d’accompagnement et favorise surtout la mise en relation avec d’autres entreprises.

Sont ainsi recensés : les incubateurs « Allègre », dépendant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. 28 incubateurs ainsi labellisés par le ministère sont répartis sur l’ensemble du territoire ; les incubateurs privés rattachés à des grandes écoles, présents dans les grandes écoles d’ingénieurs comme Centrale, Polytechnique, Télécom Paris Tech et dans les grandes écoles de commerce comme HEC... ; les CEEI (Centre européen d’entreprises et d’innovation),organismes publics labellisés par l’Union européenne et soutenus par la Commission européenne via le réseau EBN ( European business and innovation Center Network) ; les Pionnières, incubateurs s’intéressant à des projets innovants concernant le domaine des services et portés par des femmes. C’est le seul incubateur dédié au domaine des Services existant aujourd’hui, en France.

Le séjour en incubateur peut atteindre jusqu’à trois années pour les projets relevant des technologies innovantes. Il ne dépasse pas quelques mois dans le cas des projets portant sur le domaine des services.

La simple lecture de cette note de définition suffit à montrer combien innovante –et nécessaire ! - a été l’initiative de Frédérique Clavel soutenue d’emblée par Marie-José Grandjacques !

2Paris Pionnières, créé en 2005, est un dispositif d’aide à la création d’entreprise par des femmes, les projets pouvant néanmoins être portés par des représentants des deux sexes, mais avec toujours une femme dans l’équipe dirigeante.  La Mairie de Paris, la Région Île-de-France, la Caisse des dépôts et consignations et divers organismes privés assurent 80% de son financement. « Les créatrices dont le projet a été retenu et qui ont intégré l’incubateur ne payent donc qu’entre 15% et 20% du prix de revient total de l’accompagnement et de l’hébergement dont elles bénéficient », précise Frédérique Clavel, laquelle définit ce dispositif comme : « Un incubateur au féminin de projets innovant dans le domaine des services ».

3Christian Sautter, Inspecteur général des Finances, élu Conseiller de Paris en mars 2001 et réélu en 2008, il est adjoint au Maire de Paris, en charge de l’Emploi, du Développement Économique et de l’Attractivité Internationale, il est également Vice-Président du Conseil général.

4Hervé Novelli, Député d’Indre-et-Loire, Maire de Richelieu, il a été nommé en juin 2007, au sein du Gouvernement de François Fillon, Secrétaire d’État chargé des Entreprises et du Commerce Extérieur auprès de Christine Lagarde, Ministre de l’Économie. En Mars 2008 son portefeuille ministériel ayant évolué, il est devenu Secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme et des Services. Le remaniement de juin 2009 a vu l’adjonction de la Consommation à ses attributions. Son action est marquée par le vote de la loi de modernisation de l’économie dont il a voté le volet 1 dédié à l’entrepreneur. Ce texte a permis, entre autre, la mise en place de mesures sur la réduction des délais de paiement, la facilitation de la transmission d’entreprise et la mise en place du nouveau régime de l’auto-entrepreneur venu révolutionner la création et la gestion d’activité, chacun pouvant se mettre à son compte, en parallèle ou non à une activité principale, par une simple déclaration en ligne.

5Fédération Pionnières, crée en 2011, a pour objectif de développer et d’animer le réseau des incubateurs de marque « Pionnières » afin de faciliter la fédération des sponsors et la circulation entre tous les incubateurs des méthodes de sélection et d’accompagnement les meilleures.

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