Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/12/2010

Découvrez Sylvie DUMANS, créatrice au Pérou de l’association « Mano a Mano », lauréate du Trophée Femmes et Initiatives Culturelles

Sylvie DUMANS, créatrice au Pérou de Mano a Mano, a reçu le 19 novembre 2010 au Sénat le Trophée Femmes et Initiatives Culturelles de l’édition 2010 des Trophées Femmes 3000.

Découvrez son portrait video ci-dessous et son portrait journalistique ci-après.


Sylvie Dumans - Pérou, Mano a Mano
envoyé par Cauris3. - L'info internationale vidéo.


"La Merced, c’est le bidonville des bidonvilles au nord de la capitale du Pérou. Sylvie Dumans y est installée depuis son arrivée à Lima et elle y exerce le métier d’infirmière. Autant dire qu’elle a été et est en contact avec les problèmes d’une population vouée à la pauvreté, la drogue, l’exclusion, la maltraitance des femmes et des enfants. Les femmes, elle les connaît bien et plusieurs d’entre elles sont ses amies. Ensemble, elles décident de développer des activités sociales, sanitaires et éducatives à La Merced. Elles en savent les difficultés, à commencer par le machisme ambiant, mais elles sont déterminées, rien ne les arrêtera. L’association Mano a mano est créée.

Il leur faut un relais financier en France, “la gringa”, comme Sylvie est appelée au Pérou, fait appel à son carnet d’adresses : une première antenne française est mise en place à Bellême, en Basse Normandie. Grâce à trois cents bénévoles recrutés, Mano à mano français finance les premières actions d’ordre sanitaire. En 1994, Sylvie et les femmes de La Merced ouvrent une pharmaSylvie Dumans 2.jpgcie populaire et soutiennent avec force un programme de lutte contre la tuberculose. Une seconde antenne est créée en France : Mano à Mano Pérou en Essonne. Elle est constituée par des péruviennes établies en France. À partir de là, d’année en année, une vraie chaîne d’union Franco-péruvienne permet de multiplier les actions notamment en faveur des jeunes souvent en situation très préoccupante. En 2000, une ludothèque et une bibliothèque les accueillent. Là sont organisées des activités culturelles et du soutien scolaire. Les adhérentes de Mano à Mano Pérou ne se contentent pas de l’argent récolté dans les antennes françaises par la vente d’artisanat péruvien, elles décident de contribuer au financement de l’association en développant le tourisme alternatif et le commerce équitable. Tourisme et commerce développent des emplois dans la communauté de La Merced où la vie prend désormais un autre rythme. En 2003, Los Jazmines, un bidonville similaire à La Merced est tenté par l’expérience de Mano à Mano. Ses organisateurs prêtent un terrain pour la construction d’une bibliothèque et d’une ludothèque. Ensuite ce sera la réouverture d’une pharmacie populaire identique à celle de La Merced. Trois ans plus tard, est envisagée la construction d’un parc pour les enfants. Ainsi l’année suivante, vingt et une femmes du quartier de Los Jazmines construisent un mur qui permet de dévier la route qui traversait le terrain du futur parc. Ces femmes courageuses et ambitieuses pour leur quartier, toujours stimulées par Sylvie Dumans, mettent au point un système de traitement des eaux usées de la bibliothèque qui facilitera l’arrosage du parc.

LP S DUMANS M GUERRY.jpgAinsi vont les projets de Mano à Mano, une initiative qui n’a été possible qu’avec le concours de Péruviennes et de Françaises attachées aux valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité, des valeurs universelles.

“J’ai appris beaucoup dans cette expérience, nous explique Sylvie Dumans. Et d’abord à relativiser mes propres problèmes. Travaillant à La Merced, j’ai mieux compris comment s’installait la pauvreté et qu’elles étaient ses conséquences. J’ai mieux compris aussi l’importance dans un pays comme le Pérou d’une éducation publique et d’une sécurité sociale. Reste que le Pérou souffre de discrimination liée à l’origine ethnique ou sociale et au sexe. Le machisme, très présent, limite souvent l’action des femmes. Nombre d’adolescentes deviennent mères avant d’avoir terminé leurs études secondaires. Non éduquées, elles ne sauront jamais éduquer leurs enfants et le machisme se reproduira.” Pour Sylvie, l’objectif de Mano à Mano est de lutter contre ce fléau social et donner ainsi une opportunité aux femmes et à leurs filles d’exister et d’agir dans le bidonville."

Maryse WOLINSKI

Crédit photo : Sénat

Légende photo du bas : Line PIERNE, Sylvie DUMANS et le Sénateur Michel GUERRY

Les commentaires sont fermés.